Henry Rousso, historien, président de la mission préfigurative du Musée-mémorial du Terrorisme et François Molins, Procureur général près la Cour de Cassation, président de l'Observatoire d’Orientation du Groupement d’intérêt public Musée-mémorial du terrorisme, sont les invités de la matinale de France Inter.

Dépasser la dimension commémorative

Henry Rousso estime qu'au cours de la réflexion qui précédé la création de ce musée, il s'agissait de trouver un lieu mémoriel pour les victimes mais d'aller au-delà. "On aurait pu s’en tenir à un monument, mais il nous a paru important de créer un musée d'histoire et de société, qui à travers la question du terrorisme, essaie d’aborder un pan assez large de l’histoire contemporaine". 

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Pour François Molins, "ça a vocation à répondre à un devoir de mémoire, c'est évident, et un devoir d’empathie, et enfin,  le terrorisme ça a pour but de causer terreur et sidération, et d'empêcher de raisonner, donc ça doit être lieu de pédagogie, où on échange et on réfléchit, et on essaie d’en faire aussi un lieu de prévention"

Tous publics

Ce musée doit s'adresser à tous les publics, y compris les enfants. Il est prévu une large présentation historique sur 50 ans, à partir de 1974. "On a estimé que sa place était préférable à Paris ou dans le grand Paris", expique Henry Rousso. L'ouverture est prévue pour 2027. 

Sur le fond, "on se focalise sur le terrorisme contemporain, mondialisé, avec des modes opératoires nouveaux, comme le détournement d’avion. Il n’y a aucune exclusion, pour échapper à telle ou telle période historique. Les attentats liés à la guerre d’Algérie on les met dans une rétrospective longue" explique l'historien.

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Une histoire contemporaine

La réflexion évolutive, mais François Molins considère qu'avec cette démarche "on s’inscrit dans la mémoire longue. On resitue les évènements dans un cadre plus général, ça peut peut-être faciliter des réflexions sur le comment et le pourquoi, et ça peut aider aussi les victimes, à reconstruire et expliquer ce qu’elles ont subi".

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Une collecte d'objets a commencé auprès des victimes et des associations de victimes. Les scellés de justice, pièces à conviction et images de l'INA partenaire du projet, devraient aussi être montrés. 

"Là encore c’est un défi, qui dit musée, c’est pas un site internet ni un livre, c’est un endroit où on a une expérience sensorielle, il y a un équilibre à trouver entre l'émotion et la limite qui serait le voyeurisme" selon l'historien Henry Rousso. 

Face à la crainte de donner de l'écho aux terroristes, Henri Rousso répond que "les terroristes seront probablement cités, il est hors de question de les mettre en scène, avec une quelconque forme d'héroïsation. Nous voulons aborder la question des réactions des sociétés, et montrer tous les autres acteurs, la justice, la police, les soignants, les pompiers". 

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  • Légende du visuel principal: Henry Rousso et François Molins dans le studio de France Inter © Radio France /
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