Le Pr Dominique Le Guludec, présidente du collège de la Haute Autorité de Santé, est l'invitée du Grand entretien de la matinale.

"Nous savons que ce variant anglais va arriver et plus il arrive sur une situation épidémique déjà élevée, pire seront les conséquences. Nous regardons les chiffres au jour le jour", a assuré sur France Inter lundi matin Dominique Le Guludec, présidente du collège de la Haute autorité de santé. Pour observer l'évolution de ce variant en France, "il faut avoir deux points", explique-t-elle. "On en a eu un il y a 15 jours. Le 2e point va arriver mardi ou mercredi" avec la seconde étude flash sur les tests positifs. "On attend de voir comment se passe la montée des entrées en réanimation, la proportion des décès. Le gouvernement ne sait pas aujourd’hui, comme nous tous, on attend les données et on se décide en fonction."

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Toujours à propos du variant anglais, Dominique Le Guludec estime "qu’une partie des défenses seront valables pour d’autres variants". Mais elle souligne que le but d’un virus "est de survivre, de se multiplier donc de trouver les failles de notre système immunitaire", d'où l'importance de surveiller ces variants. 

"Une hypothèse est qu’en faisant diminuer la circulation du virus, on ait moins d’apparition de variants. Il faut se préparer à toutes les hypothèses, il est possible qu’on ait à vacciner tous les ans comme la grippe. Ce n’est pas noir ou blanc, ce qu’on veut éviter ce sont ces gros pics, qui obligent à confiner", souligne encore, à propos du variant anglais, la présidente du collège de la Haute autorité de santé

"Le pire serait qu’il attaque les enfants et qu’ils soient malades."

Mais nous ne sommes pas dans la "pire" des configurations, estime Dominique Le Guludec. "Les enfants ne sont pas ou très peu malades, c'est exceptionnel. Ils transmettent, mais on a une chance dans cette malchance, c’est qu’ils ne vont pas dans les hôpitaux, ne meurent pas", rappelle-t-elle.  

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"On a tous appris que les écoles sont ce qu’il faut fermer en dernier. Il faut s'adapter à la situation épidémie", explique Dominique Le Guludec. Elle souligne que, dans une quinzaine de jours, "nous allons pouvoir nous prononcer avec de nouveaux outils"  et notamment des tests salivaires plus pratiques avec les enfants.   

Vaccination : "On est très rassurés"

À propos des effets secondaires indésirables, Dominique Le Guludec affirme que l'on est aujourd'hui "très rassurés" à ce sujet. "Il y a des millions de vaccinés, pas d’effets secondaires imprévus, seulement quelques réactions anaphylactiques chez des gens qui ont des antécédents, des allergies très graves pour lesquelles ils ont des seringues d'adrénaline sur eux toute leur vie." 

"Il n'y a pas que le nombre, il faut vacciner les bons"

Concernant l'organisation de la campagne de vaccination, Dominique Le Guludec rappelle que nous sommes dans le premier mois de vaccination et juge qu'il ne faut pas se concentrer uniquement sur le nombre de personnes vaccinées. 

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"Il faut vacciner les bons", dit-elle. "Il faut protéger le système de santé, empêcher les gens d’aller en réanimation et de mourir. Et dans un second temps, baisser la pression épidémique. Et tant qu’on n’aura pas vacciné beaucoup de monde, on ne sera pas dans la 2e. Donc il faut vacciner beaucoup et les bons. Mais on fait aussi avec les doses qu’on a. Les doses vont arriver de façon croissante."

Elle précise également, à propos de la vaccination, que les anticorps montent progressivement : "Dans la 3e semaine, on est autour d’une efficacité de 90%, après la 1ere dose."

  • Légende du visuel principal: Pr Dominique LE GULUDEC © AFP / VOISIN / Phanie / Phanie via AFP
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