La Présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (LR) est l'invité du Grand Entretien de France Inter à 8h20.

Sur les gilets jaunes et "l’ordre maintenu" selon le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, lors du dernier acte de la manifestation des "gilets jaunes" à Paris : "Il y a visiblement eu un changement de doctrine mais la sécurité, ce n’est pas qu’un samedi sur deux".

On ne peut pas laisser s’abîmer les Champs-Élysées, c’est l’image de la France qui est abîmée, derrière il y a des dizaines de millions d’emplois qui sont en jeu

"On voit des baisses de réservations dans les compagnies aériennes[...] nous avons mis un million et demi d’euros sur la table en urgence" poursuit la présidente de la région Ile-de-France (...) ce qui m’inquiète ce sont les plus fragiles, commerces de bouches, petits fleuristes, ceux qui n’ont pas les reins assez solides."

"Pour moi les responsables du maintien de l’ordre, c’est la police. Mais des militaires pourquoi pas? Nos forces de l’ordre sont très fatiguées" estime l'élue qui affirme que "la question de la sécurité se pose aussi ailleurs :  en décembre, dans la région 80 lycées ont été attaqués par des bandes."

"La retraite à 65 ans, c'est inéluctable"

"Il ne faut pas prendre les Français pour des canards sauvages" explique Valérie Pécresse. "Ils savent que pour maintenir les retraites, il va falloir tenir plus longtemps, jusqu’a 65 ans. Je ne vois pas pourquoi le gouvernemet ne le dit pas"

Il y a urgence à rétablir un pacte d’urgence avec les retraités

Le Brexit

"On n’est nombreux à ne pas vouloir se séparer" estime la présidente de région. "Moi j’aurai envie d’en second référendum, mais c’est une vision très française (...) Malheureusement, sortir de l’Europe doit avoir des conséquences. Le plus surréaliste serait que les Britanniques votent pour les élections européennes, on n’en est pas à l’abri."

Côté finances, Valérie Pécresse anticipe les conséquences financières de ce Brexit pour Paris, l'Ile-de-France et plus largement pour la France : "Il y aura des relocalisations (...) La France est la mieux placée pour ça" dit-elle en annonçant 90 projets de relocalisations pour lesquels la décision est déjà prise, et 220 projets en cours.

Quand Nicolas Sarkozy soutient Victor Orban

Nicolas Sarkozy a pris samedi à Budapest la défense de son "ami" Viktor Orban et plaidé pour le "rassemblement" et le "compromis" au sein de l'Union européenne, alors que le Fidesz, parti du Premier ministre hongrois, a été suspendu mercredi par le Parti populaire européen (PPE).  "La Hongrie, c'est le pays de mon père (...) La Hongrie est profondément européenne par son histoire, sa culture, ses valeurs. Et la Hongrie, c'est un grand pays démocratique", a déclaré l'ex- président français lors d'un colloque sur les migrations, en présence de Victor Orban.

Valérie Pécresse, elle, affirme : "Je ne partage pas ses propos. Je connais le passé de Orban , mais la démocratie doit être préservée dans un pays. [Nicolas Sarkozy] a une vision de l’ancien Orban, il faut avoir une vision lucide de ses dérives."

Sur la vente des Aéroports de Paris à Vinci 

"Je suis triste que pour des raisons uniquement financières, l’état ait choisi de revendre la majorité du capital (...) Je ne suis pas non plus par principe hostile à ce que des aéroports soit gérés par des sociétés privées."

La région siégera au conseil d’administration (...) il faut que tout ça se fasse de manière transparente

Avant les prochaines européennes

"Marine Le Pen est un sous-marin qui est là pour déstabiliser l’Europe" estime Valérie Pécresse. Bellamy (désigné tête de liste LR, ndlr), c’est une percée de qq un de bien, mais il faut qu’il puisse rassembler autour de lui une droite plus ouverte, peut-être plus moderne aussi (...) La droite ne regagnera le pouvoir que si elle peut rassembler largement 

Quand à la nomination de la tête de liste LREM, Nathalie Loiseau, actuelle ministre des Affaires Européennes qui remettra sa démission? "C’est celle qui gère un système, pas celle qui peut changer les choses."

Sur le refus d'Édouard Philippe de se présenter devant le Sénat

Dans l'affaire Benalla, le Sénat a choisi jeudi dernier de saisir la justice, non seulement du cas de l'ancien collaborateur de l'Élysée, mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence, décision vécue comme une déclaration de guerre par la majorité présidentielle. Pour autant, la décision du bureau du Sénat a fait bondir la majorité. Fait rarissime, inédit depuis Lionel Jospin en 1998, le Premier ministre Édouard Philippe a même boudé la traditionnelle séance des questions au gouvernement, au Sénat. La séance a été ponctuée de huées et d'interjections - "il est où?" - à l'évocation du nom du Premier ministre.

Valérie Pécresse estime au contraire que "ces contre-pouvoirs nous protègent" :

  • Légende du visuel principal: Valérie Pécresse © Radio France /
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