"Nous changeons totalement le dispositif pour pouvoir couvrir non pas les plus petites entreprises, mais couvrir toutes les entreprises, sans exception, qui sont fermées", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, invité d'Inter mercredi matin.

Le nouveau dispositif de soutien aux entreprises qui prévoit de pouvoir indemniser à hauteur de 20% du chiffre d'affaires celles qui resteront fermées coûtera 1,6 milliard d'euros par mois à l'Etat, a annoncé mercredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, invité du 7/9 de France Inter. "Nous changeons totalement le dispositif (...) pour pouvoir couvrir non pas les plus petites entreprises, mais couvrir toutes les entreprises, sans exception, qui sont fermées", a déclaré le ministre, alors que jusqu'ici le fonds de solidarité était restreint aux entreprises de moins de 50 salariés.

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Par ailleurs, le ministre s'est déclaré "favorable" à ce que les commerces puissent ouvrir tous les dimanches de décembre pour rattraper leur chiffre d'affaire perdu du fait de la crise sanitaire. "Je suis favorable à l'ouverture des commerces tous les dimanches jusqu'à Noël", a-t-il dit, soulignant qu'il importait "pour les commerçants de pouvoir rattraper leur chiffre d'affaires en ouvrant tous les dimanches jusqu'à Noël", alors que le chef de l'Etat a annoncé l'assouplissement du confinement pour les commerces à partir de samedi, dans le respect d'un protocole sanitaire strict.

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"Il faut en discuter évidemment avec les organisations salariales, parce que travailler le dimanche n'est pas anodin. Il faut qu'il y ait des compensations", a-t-il souligné.

La règle des 8 mètres carrés est "la mieux adaptée"

"Je suis convaincu que la deuxième règle est plus simple, plus souple et mieux adaptée à tous les commerces", a estimé Bruno Le Maire. À partir du samedi 28 novembres, tous les commerces pourront rouvrir en faisant respecter une jauge de 8m² par client, contre 4m² avant leur fermeture. 

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"Je suis partisan de la plus grande simplicité. Dans une librairie où il y a beaucoup d'étales, qu'est ce qu'il vaut mieux ? 4m² en déduisant les étales et les présentoirs de livres ou 8m² où on ne calcule que la surface globale du commerce ?", s'est-il interrogé.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est dit favorable à une réouverture "au plus tôt" des auto-écoles et des agences immobilières, indiquant que le sujet serait tranché ce mercredi.  "Nous souhaitons l'ouverture la plus rapide des auto-écoles pour que chacun puisse passer son permis dans les meilleures conditions. Cela peut-être ce week-end. (...) Nous allons y travailler aujourd'hui avec le Premier ministre", a-t-il ajouté, refusant toutefois de donner une date de réouverture précise. Concernant les agences immobilières, "ce sera exactement la même chose, nous trancherons aujourd'hui... et le plus tôt sera le mieux", a-t-il déclaré. 

Stations de ski : "Rouvrir nous fait courir un risque sanitaire important"

"Notre évaluation aujourd'hui, c'est que rouvrir les stations de ski avec le risque d'avoir des festivités, des gens qui se retrouvent en appartement ou en chalet, nous fait courir un risque sanitaire important", a expliqué le ministre de l'Économie. "C'est un vrai déchirement pour moi de vous dire ça. Comme tout le monde, j'aime la montagne, les sports de montagne et j'aimerais que nos stations puissent ouvrir. Mais nous estimons que le risque sanitaire est très élevé. Si c'est pour qu'en janvier, on se retrouve avec un virus qui redémarre et la saison de février, qui est la plus importante, est sacrifiée, on sera tous perdants", a témoigné Bruno Le Maire.

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"Tous ceux qui sont pénalisés par des mesures sanitaires, qui sont nécessaires pour stopper la circulation du virus, seront indemnisés", a répété le ministre de l'Économie à plusieurs reprises. "Pour les stations de ski, c'est humainement très difficile et économiquement compliqué à supporter. Donc, nous apporterons l'aide nécessaire, et nous y travaillons avec Jean Castex, d'ici la fin de la semaine."  

Les salariés ne sont pas une "variable d'ajustement"

Bruno Le Maire, interrogé sur le plan de réduction des effectifs de Danone, a estimé mercredi que les salariés ne devaient pas être la "variable d'ajustement des difficultés économiques actuelles", alors que le groupe agroalimentaire a annoncé lundi jusqu'à 2.000 suppressions de postes dans le cadre d'un plan de réorganisation, pour contrer les effets de la crise. Soulignant que l'Etat, à travers ses différents dispositifs de soutien à l'économie, et les salariés faisaient des "efforts considérables" face à la crise, il a appelé les entreprises à en faire de même.  

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"Je demande aux entreprises de faire preuve du même sens des responsabilités et de considérer que la réduction d'effectif, les licenciements, c'est vraiment la toute dernière mesure quand il n'existe aucune autre possibilité et que la situation économique est vraiment très difficile pour l'entreprise", a-t-il dit.  "Si la situation économique de l'entreprise n'est pas aussi périlleuse (...), je le redis, les licenciements ne sont pas la solution." 

"Esprit de responsabilité"

"S’il y a un mot qui peut résumer l’intervention, c’est l’esprit de responsabilité", a-t-il jugé à propos de l'allocution du chef de l'Etat, mardi soir. "Les Français se sont comportés de manière responsable. Nous avons stoppé la circulation du virus en limitant les dégâts économiques. Je sais qu'il y a beaucoup de Français qui ont souffert de ce confinement, mais nous avons limité les dégâts économiques. L'activité a baissé d'un peu plus de 10%, contre 30% lors du premier confinement", a insisté le ministre de l'Économie.

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"Cet esprit de responsabilité doit maintenant guider chacun d'entre nous dans nos comportements familiaux et nos déplacements, dans la manière dont nous accédons au commerce, dont nous vivons les vacances parce que rien ne serait pire pour la nation française, pour notre économie, que d'avoir une rechute sanitaire", a développé Bruno Le Maire.

 

  • Légende du visuel principal: Bruno Le Maire © Radio France / Anne Audigier
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