L'ancien ministre des Affaires étrangères est l'invité du grand entretien à 8h20.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine a décrypté ce matin la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines qui stationnent encore en Syrie. Une décision qui avait été annoncée dès la campagne électorale pour la présidentielle américaine à laquelle Donald Trump, sans surprise, se tient.

S'il est "épouvantable pour les Kurdes" qui ont été précieux pour combattre le groupe État islamique, ce retrait illustre la situation géopolitique actuelle, dans laquelle l'Occident en général, et les États-Unis en particulier, ne peut plus jouer son rôle de gendarme du monde. Barack Obama l'avait initié, Donald Trump le confirme : la priorité américaine, c'est l'Asie.

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La conséquence, résume Hubert Védrine, c'est la main mise que la Russie, l'Iran mais aussi la Turquie tentent d'avoir sur la Syrie, délaissée désormais par les Occidentaux. 

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Car la Turquie a elle aussi des intérêts à rétablir la stabilité en Syrie, le pays étant un point d'accueil important de réfugiés qui ne souhaitent pas gagner l'Europe occidentale, mais retourner dans leur pays dès que cela sera possible. Les réfugiés ne seraient plus, dès lors, un problème pour l'Europe ? C'est loin d'être certain, reprend Hubert Védrine, qui axe la question sur la "migration économique" plutôt que politique, grand sujet de l'Europe à l'avenir.

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  • Légende du visuel principal: Hubert Védrine © AFP / ERIC PIERMONT
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