Marine Le Pen, présidente du "Rassemblement national", est l'invitée du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Marine Le Pen se prononce sur la gestion du coronavirus par les autorités, et les précautions prises dans les aéroports, les gares ou à l’école : "Que nous ayons eu de la chance, ça ne suffit pas. Ce qui me frappe depuis le début, c’est l’incohérence du gouvernement (...) Il faut éviter que des gens qui viennent de foyers d’épidémie puissent venir dans notre pays. Que, concrètement ceux qui viennent de Lombardie ne peuvent pas venir en France jusqu'à ce que l’épidémie soit jugulée"

"L’Union Européenne, dont on ne sait pas a quoi elle sert, le seul propos qu’elle a tenu, c’est de condamner ceux qui envisageraient de maîtriser des frontières"

"Nous ne savons rien de ce virus, on apprend chaque jour des choses très inquiétantes (...) Les gens qui portent les virus peuvent être arrêtés à la frontière. Qu'on évite la circulation de gens qui proviennent de régions qui sont des foyers d’épidémie"

Sur la sécurité

"La situation de l'insécurité dans notre pays explose, le terrorisme a pris la première place”, estime la présidente du RN qui affirme que "les chiffres de l’année 2019 ont explosé (...) Il faut arrêter avec les magouilles des chiffres, le ministère tronçonne les chiffres sur les résidences secondaires."

À propos des annonces faites par Emmanuel Macron sur les effectifs de police et les places en prison : "Encore faut il que ce soit fait, il faut une loi de programmation sur 5 ans".

"La justice c’est 0,26% du PIB, c’est dérisoire"

"Je vais faire un deuxième livre blanc sur la fraude", poursuit-elle : "La sécurité est une priorité parce qu’elle a des effets sur l’économie."

Sur la sémantique du "séparatisme"

Emmanuel Macron a placé les associations en première ligne dans la lutte contre "le séparatisme islamiste", en annonçant des moyens supplémentaires et le renforcement des contrôles pour éviter qu'elles ne fassent "le lit du radicalisme". Marine Le Pen récuse ce terme : "Je parle de communautarisme islamiste, et notre constitution est claire, elle considère que le communautarisme n’a pas sa place (...) Les communautaristes ne souhaitent pas seulement vivre séparément mais imposer aux autres leur manière de vivre"

"Je suis contre l’existence d’imams étrangers qui prêchent dans notre pays, et que ces prêches soient fait en français. Je pense qu’Emmanuel Macron se moque de tout ça, c’est sous la pression des élections qu’il se sent obligé de faire des propositions."

Réforme des retraites

"Nous mettons a plat un système qui fonctionne, que nous envie le monde entier, car en 2025 il y aura 8 milliards de déficit ? C’est dérisoire, rien ne justifiait une réforme de ce type". À propos de la stratégie d'obstruction des amendements mise en place par la France Insoumise : "Elle ne nécessite ni opprobre ni admiration, c’est que la droite avait utilisé contre le Pacs. Un référendum sur le sujet c’était justifié. Maintenant, ils ne veulent pas le débat : ça devient compliqué, les députés font ce qu’ils ont à faire".

En cas de recours au 49-3 envisagé par le gouvernement, voterait-elle la motion de censure par les députés ? "Oui. L’avenir des retraités est sombre, il faut tout faire pour empêcher cette réforme".

Les comptes du RN dans le rouge

"Nous allons faire campagne. quand les banques ne nous prêtent pas, ça vous coûte de l’argent, et à chaque élection nous nous sommes appauvris."

"Nous allons trouver les moyens d’apurer cette dette, nous tourner vers les électeurs, les Français, pour une banque de la démocratie. On a décidé la mise en oeuvre d’un grand emprunt national".

Droit d'asile 

À de la chrétienne pakistanaise Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010 et acquittée huit ans plus tard après une mobilisation internationale : "Il faut évidemment lui accorder l’asile en France, sans l’ombre d’une discussion même si je ne suis pas sûre qu’elle y soit plus en sécurité". Et sur l'asile politique demandé aussi par Julian Assange, fondateur de Wikileaks : "J’ai réclamé depuis des années qu'on lui accorde l’asile". Selon Marine Le Pen, il correspond aux critères "beaucoup plus que Piotr Pavlenski".

Élections municipales

La présidente du RN estime à "moins de 600" le nombre de listes déposées par son parti aux municipales : "Il y a 6 ans nous étions plus dans la recherche de la quantité, pour pouvoir détecter des profils, nous n’avons pas de mal à trouver de candidat, mais parfois le candidat n’a pas les qualités suffisantes, donc nous  l'investissons pas". Alors que Jean-Marie Le Pen s'est prononcé sur son soutien à Rachida Dati, tête de liste LR à Paris : "Je connais beaucoup de LR qui parlent comme nous, ce que je veux c’est les voir en situation"

Apportera-t-elle son soutien à Rachida Dati au second tour : "Nous verrons mais nous ferons pour tout pour battre Mme Hidalgo".

  • Légende du visuel principal: Marine Le Pen © AFP / Betrand Guay
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