Nicolas Bay, député européen RN, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

"Au lendemain du Brexit", explique Nicolas Bay, "nous seront le quatrième plus gros groupe du Parlement Européen" : 

Sur l'éventualité manquée d'un grand rassemblement européen des partis de même tendance : "Des réalités nationales font que certains partis sont d’une autre famille politique (...) On se retrouvera sur les votes".

Je suis attaché à la liberté du marché", poursuit le député européen opposé au libre-échange, qui dit "ne pas vouloir être bridé en permanente par des normes, des charges, des contraintes".

"Je suis contre l’ultra libéralisme. On veut la liberté d’entreprendre, l’abaissement de la fiscalité (...) Nous sommes hostiles à l’idée de tout déréguler et que le marché se régulerait tout seul".

Immigration zéro

"On a dépassé le seuil de saturation depuis longtemps" estime Nicolas Bay sur les chiffres de l'immigration en France : "On a 450 000 personnes qui entre chaque année sur le territoire français et ça n’est pas possible". Sur les quotas, il préconise de les "baisser drastiquement, arrêter l’immigration familiale, qui est l’essentiel de l’immigration", et répète être pour "l’immigration zéro" : "Des gens qui rentrent illégalement sont régularisés tôt ou tard".

Revenant sur la part de la France que veut qu’on prenne Matteo Salvini : "La France n’a pas à prendre une part de l’immigration. Il prend simplement au mot Emmanuel Macron". Sur le cas des bateaux ONG bloqués dans les eaux, interdits d’accoster : "Faut-il accepter cette immigration clandestine organisée avec des ONG complices? Il faut les ramener dans leur port de départ".

La PMA, "régression majeure et considérable"

Sur la PMA, le député RN suit la "position claire du RN : nous sommes opposés à cette dérive. On présente comme un progrès ce qui est une régression majeure considérable. C’est une dérive par rapport à nos valeurs de civilisation", explique Nicolas Bay, pour cela "revient à instaurer une sorte de 'droit à l’enfant'".

Réforme de Sciences Po

Alors que Sciences Po Paris annonce vouloir ouvrir sa filière à 30% de boursiers en 2021 : "Il ne faut pas que ça aboutisse à une baisse de niveau" explique Nicolas Bay qui veut "éviter l’élitisme et l’entre-soi qui caractérise les grandes écoles de notre pays, mais pas au détriment de la qualité de l’enseignement".

Scandale des emplois fictifs au RN

"Nous nous battrons à toutes les étapes de la procédure" explique Nicolas Bay : "Le travail d’un  député ne se cantonne pas à ce qui se passe dans l’hémicycle du parlement européen. On prend isolément des propos de personnes qui n’ont pas la connaissance du dossier. Ça ne traduit aucune infraction pénale."

  • Légende du visuel principal: Nicolas Bay © AFP / Jean-François Monier
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  • Nicolas Baydéputé européen du Rassemblement National
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