Laurence des Cars, présidente du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie, est l'invitée du grand entretien d'Ali Baddou à 8h20.

Alors que le musée d'Orsay vient de rouvrir ses portes, Laurence des Cars parle des "conditions de visites exceptionnelles", en raison des conditions sanitaires. "C’est un sujet de réflexion pour l’avenir. Cette rencontre physique, plus on le préserve, plus il a des chances de vous laisser des souvenirs impérissables". 

Nous avons besoin d’art et de culture, c’est ce qui nous a fait tenir debout, nous donne des repères personnels et collectifs. Ce n'est pas le petit plaisir accessoire, c’est au cœur de ce qui nous fait être humain. La culture, c'est un vrai beau et juste combat dans un monde cabossé. 

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La crise du coronavirus a durement touché les finances du musée. "C’est une catastrophe budgétaire, nos deux établissements s'autofinance à 64%. J’ai eu de bonnes nouvelles du ministère de la culture, et nous aurons un soutien de l’état. on respire mieux depuis hier soir". 

"On ne déboulonne pas, on contextualise"

Dans le débat sur la remise en cause de certaines statues, Laurence des Cars, rappelle l'expérience de l'exposition "Le modèle noir", faite à Orsay, l'an dernier. 

Il est important que le musée s’empare à sa manière, scientifique, de ces questions. 

L’exposition Modèle noir n’a pas suscité de polémique. "On avait travaillé avec un comité scientifique international. Nous avions soigné la contextualisation. C’est un des rôles fondamentaux des musées, la remise en contexte. On ne déboulonne. On est là pour questionner, former le regard, nourrir d’information. Nous n’avons pas à juger". 

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Interrogée sur le cas de Paul Gauguin par exemple, qui a eu des relations sexuelles avec de très jeunes filles, elle explique que "le cas Gauguin est important. Le comportement et sa vie sont totalement condamnables et il serait condamné aujourd'hui. Cependant il y a l’oeuvre de Gauguin, elle est fondamentale dans l'histoire de la modernité. Il est un des premiers à regarder sans hiérarchie les arts non européens. Gauguin est l’homme d’un imaginaire mondialisé. donc c’est compliqué, il n’est pas question de censurer Gauguin mais de bien l’expliquer, de voir le contexte colonial, alors qu'il est le premier à condamner la colonisation. Il est le premier à vouloir retrouver les mythes tahitiens". 

  • Légende du visuel principal: Musée d'orsay © AFP / René Mattes
Les invités
  • Laurence des Carsconservateur général du patrimoine, directrice du musée de l'Orangerie -qui est rattaché au musée d'Orsay depuis juin 2010
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