Invité de France Inter, François de Rugy, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire assure que la question de la transition écologique est "en débat".

Invité de France Inter, François de Rugy a assuré avoir "suivi de très près la montée de la pollution à Paris". Le ministre de la Transition écologique et solidaire estime que les mesures nécessaires ont été prises pour faire baisser les émissions de dioxydes de carbone et ce malgré le reproche fait, notamment par la maire de Paris, sur l'instauration jugée selon elle tardive de la circulation différenciée mercredi. "Nous croisons les données mesurées qui sont toujours les données du jour et les données météo et l'on essaie de prévoir ce que peut être la pollution de l'air. Mercredi dernier, personne ne l'avait vu venir ! Nous étions déjà au seuil d'information, 53 milligramme par mètre cube, auquel on commence à prendre des mesures de baisse de la vitesse. Cela a été fait vendredi, maintenu jusqu'à mardi.

Le ministre estime par ailleurs que s'il faut prendre des mesures plus précoces lors des alertes pollution, à des seuils plus bas, "il faudra assumer que ce sera sur la base de prévisions et non plus de pollution constatée". "Si certains réclament qu'on en fasse plus, d'autres au contraire disent que c'est un scandale et qu'on les empêche de circuler" ajoute François de Rugy. 

La taxe carbone toujours "en débat" 

Interrogé sur la taxe carbone, point de départ de la colère des "gilets jaunes", François de Rugy assure que "la question de la fiscalité écologique et donc de la taxe carbone est en débat". Il poursuit : "Nous l'avons stoppé au premier janvier alors qu'elle devait progresser chaque année". Le ministre rappelle qu'il s'agissait de "trois centimes de plus sur le litre de carburant" : "Beaucoup de gens me regardent avec des yeux ronds quand je leur dit ça !". 

"Nous travaillons concrètement [sur la taxe carbone] et nous voulons que les Français s'en saisissent" explique le ministre. Il pose toutefois la question de la destination de l'argent taxé, expliquant que c'est une des questions qui remonte du "grand débat national" : "Est-ce que l'argent va intégralement vers des travaux d'isolation dans les logements, des changements de voitures, des investissements pour la transition écolo et les transports en commun". 

François de Rugy estime aussi que si les prix du pétrole augmentent, il est envisageable de prévoir "une forme de corde de rappel pour stopper la taxe" : "C'est en débat, je dis les choses tranquillement. C'est un sujet compliqué, mais on ne peut pas dire qu'il faut dépenser plus pour la transition écologique et tout ce qui est recette, on abandonne."

"La parole aux Français" 

Le ministre de la Transition écologique estime que les manifestations de "gilets jaunes" le samedi "doivent s'arrêter". "Elles n'ont plus de but et provoquent de plus en plus de de dégâts, par rapport au nombre de personnes présentes" dit-il. Interrogé sur l'éventualité d'un référendum organisé par l'exécutif, François de Rugy se dit à 100 % favorable.  "Je suis pour, c'est important de donner la parole aux Français. La légitimité est dans les urnes. Le président a posé la question du vote obligatoire et blanc, ce n'était pas dans son programme mais c'est un beau sujet. La proportionnelle aussi, prenons le peuple français comme juge.

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François de Rugy © AFP / Ludovic Marin
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