Christophe Castaner, président du groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale, député des Alpes-de-Haute-Provence, était l'invité du Grand entretien de France Inter mercredi.

"J'ai, avec une forme de plaisir, dissous des associations d’extrême-droite et d’ultra-droite quand j’étais ministre. Et si j’avais pu dissoudre Génération identitaire, pour ce qu’ils représentent et ce qu’ils font, je l’aurais fait là encore avec plaisir, même si ça a peu de place dans une décision d’un ministre de l’Intérieur", a estimé mercredi le président du groupe LaRem à l'Assemblée nationale et ex-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.  

Mardi, son successeur Place Beauvau, Gérald Darmanin, s'est dit "scandalisé" par les actions anti-migrants du groupe dans les Pyrénées a "demandé à ses services de réunir des éléments permettant la dissolution" du groupuscule d’extrême droite.

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Groupe "raciste et xénophobe"

"Par deux fois, sur des faits qu'ils avaient commis, j'ai demandé aux services juridiques du ministère de l'Intérieur d'instruire la possibilité de dissoudre et à chaque fois on m'a répondu qu'ils avaient commis des actes politiques très borderlines, à la limite, mais jamais de fautes juridiques qui pouvaient justifier la dissolution", a expliqué Christophe Castaner, invité de France Inter. L'ancien ministre a d'ailleurs rappelé que "le fait d'empêcher qu'un ministre de l'Intérieur puisse dissoudre n'importe quelle association à n'importe quel moment" était "une protection de la démocratie".

Mais Christophe Castaner a également espéré "du fond du coeur" que ce groupe "raciste et xénophobe" pourra être dissout et perdra son statut d'association "un écrin derrière lequel ils se protègent comme des lâches"

Confinement : "Dans la décision politique, vous devez prendre en compte l'acceptation sociale"

"Il n’y a pas de lignes qui s’opposent, mais une méthode qui consiste à construire des décisions, des propositions qui visent à protéger des Français en fonction d’un diagnostic scientifique", estime Christophe Castaner, alors que la possibilité d'un reconfinement est envisagée par l'exécutif, en fonction de l'évolution de la situation sanitaire. "La situation demeure préoccupante, et il nous faut analyser l’impact des mesures prises." Nous aurons ces chiffres là de façon affinée dans les prochains jours.

"Il y a trop de personnes qui parlent, commentent, parfois ne savent pas et commentent quand même. Tout cela contribue à un caractère anxiogène dont il faut sortir", juge l'ancien ministre, qui constate à ce sujet "un phénomène de lassitude, de doutes, de questionnements", phénomène selon lui "légitime". "Dans la décision politique, vous devez prendre en compte l’acceptation sociale", rappelle-t-il : le politique "doit prendre la décision de l'équilibre".  

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"Les rivalités entre bandes, c'est un phénomène ancien"

La violence entre bandes "atteint des niveaux absolument insupportables", a encore estimé Christophe Castaner après le passage à tabac du jeune Yuriy dans le 15 arrondissement de Paris. "Les rivalités entre bandes, c'est un phénomène ancien, il faut s'adapter. J'avais fait évoluer le dispositif de suivi, notamment en matière de renseignement dans l'identification de ces bandes", souligne l'ancien ministre de l'Intérieur. "On voit qu'elles baissent en nombre. Par contre, en violence on atteint des niveaux absolument insupportables. C'est un combat permanent que mènent les forces de sécurité de ce pays sous l'autorité des ministres."

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Interrogé sur la gestion de ces violences par l'actuel ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner assure que "ce n'est pas une question de ministres, même si on peut se complaire à mettre en cause tel ou tel. Aujourd'hui, je sais que Gérald Darmanin est totalement mobilisé, il mobilise ses services dans ce combat-là (…) La lutte contre l'insécurité est un combat permanent".

Le chef de file des LaRem à l'Assemblée refuse toutefois d'employer le terme "ensauvagement", comme Gérald Darmanin. "Je n'aime pas ce mot, parce qu'il renvoie à des références que je ne partage pas (...) Mais la violence dans la société est hélas de plus en plus présente. Elle l'est sur les réseaux sociaux. Elle l'est aussi dans la rue (...) On voit bien ces dernières années que la violence, y compris rurale, se banalise et on doit totalement se mobiliser contre." Tout en soulignant que "les meurtres, les assassinats connaissent des évolutions qui sont plutôt à la baisse dans la durée".

  • Légende du visuel principal: Christophe Castaner © Radio France / France Inter
Les invités
  • Christophe CastanerAncien ministre de l'Intérieur, président du groupe LREM à l'assemblée nationale
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