Christophe André, Psychiatre, spécialiste de la méditation et auteur du "Temps de méditer", est l'invité du grand entretien.

Christophe André explique que la méditation est un mot chargé, à l’hôpital, il y avait un vrai blocage, il y a quelques années sur cette pratique.

Le psychiatre estime qu’on ne peut pas méditer trop fatigué. 

La méditation n'est pas évidente pour tous. Christophe André explique qu'il faut certaines conditions pour y parvenir, comme par exemple regarder la mer ou le feu de cheminée. Il évoque le temps de l’apaisement et l'entrée, en pleine conscience. Selon lui, il ne faut pas chercher à chasser les pensées. L’idée est d’abord de poser son attention, Christophe André suggère une cible mouvante, qui peut être notre respiration. Pour le médecin, il ne faut pas sortir de la situation mais juste se concentrer sur la respiration et de s’observer.  

Selon le psychiatre, les sociétés occidentales hyperconnectées aiment de méditation, "c’est comme si nous sentions que c’était un antidote".

Comme soignants, il voit bien que la méditation est une bouée de sauvetage. Pour lui, quelqu’un qui ne s’occupe jamais de ses émotions, ne va pas faire du bien. "Ce qui rétracte une personne sur elle-même, c’est la souffrance. La méditation est un détour par soi-même". 

Pour Christophe André, il est inutile de chercher à faire disparaitre ses passions, il faut écouter nos émotions. 

Les enfants sentent et pigent immédiatement. L’idée n’est pas de la calmer mais que parfois c’est bien que rien ne se passe. 

Quand on est devant les écrans, on ne cligne pas des yeux, on respire mal…

Il ne nie pas que les inégalités sociales existent y compris pour la santé et la méditation. "Ce n’est pas une priorité de méditer quand on est en grande détresse sociale".

Le thérapeuthe souligne malgré tout qu'en prison, les gens sont très demandeurs. La méditation s’apprend mieux en groupe. 

Aller plus loin

  • Légende du visuel principal: Christophe André © Radio France / Christophe Abramowitz
Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.