Yannick Jadot (EELV), Olivier Faure (PS), Nicolas Bay (RN), Pascal Canfin (LAREM), Geoffroy Didier (LR) sont les invités du 7/9 de France Inter.

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Europe © AFP / Marcel Kusche

Nicolas Bay (Rassemblement national) : “La logique démocratique serait la dissolution mais j’ai le sentiment [que l’exécutif] n’est pas dans cette logique là”

"L’exécutif ne peut pas être sourd à ce que les Français ont exprimé hier" a estimé Nicolas Bay, député européen Rassemblement national, lundi matin sur France Inter. "S’il continue sans rien changer dans la manière de faire de la politique ni dans les orientations actuelles, la colère qui s’est exprimée avec beaucoup d’intensité depuis des mois va décupler dans les mois qui viennent". "On ne peut pas mépriser les urnes comme ils ont déjà méprisé la rue. La logique démocratique serait la dissolution mais j’ai le sentiment qu’ils ne sont pas dans cette logique là. On va au devant d’une période compliquée où les Français vont devoir exprimer avec beaucoup de force leur mécontentement à l’égard du gouvernement", ajoute-t-il.

Pascal Canfin (LREM) : "Si on veut gagner la bataille du climat, il faut additionner les énergies"

Bien que "déçu" par la première place du Rassemblement national, Pascal Canfin (numéro 2 sur la liste LREM-MoDem) se félicite que "l’écologie sorte renforcée partout en Europe" : "Je m’en félicite, parce que si on veut gagner la bataille du climat, il faut additionner les énergies. L'écologie sort renforcée à deux niveaux : avec les partis Verts, partout en Europe, mais qui ne font que 9% au parlement européen, vous ne changez pas la société en faisant 9%. Et le deuxième niveau, ce sont des partis qui historiquement n’étaient pas écologistes sont en train de le devenir. C’est le cas pour les socialistes espagnols, ou LREM en France. Et la troisième leçon que je tire, c’est qu’aucune majorité ne sera possible sans nous au Parlement européen, sans ce groupe que nous allons former."

Geoffroy Didier (Les Républicains) : "Je pense que la droite doit se dé-ringardiser d’urgence et abandonner son conservatisme sociétal"

"Il faut que la droite fasse aujourd’hui sa révolution mentale et idéologique et si nous la faisons pas nous mourrons", a estimé Geoffroy Didier, au lendemain de la déroute de la liste Les Républicains aux européennes. "Comment se fait-il aujourd’hui qu’il n’y ait aucun jeune qui vote à droite ? Comment se fait-il aujourd’hui que les fonctionnaires ne votent pas à droite ?", s'est-il interrogé, avant de poursuivre : "Je pense que la droite doit se dé-ringardiser d’urgence et doit notamment abandonner son conservatisme sociétal. L’avenir de la droite ça ne peut pas être d’être contre l’IVG."

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