Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé est l'invitée de Nicolas Demorand et Léa Salamé, en plein scandale sanitaire mondial autour des implants.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé ce mardi, au micro de Nicolas Demorand et de Léa Salamé, le remboursement à venir d'une marque de préservatifs sur prescription médicale, suite à un avis favorable rendu par l'autorité de santé, afin de renforcer la lutte contre le Sida.

Cette annonce survient alors que les cas de contamination au VIH restent stables mais préoccupantes, tant chez les plus jeunes que chez les seniors. "À compter du 10 décembre", les Français pourront se faire délivrer des "boîtes de 6, 12 ou 24 préservatifs (...) en officine de pharmacie sur présentation d'une prescription d'un médecin ou d'une sage-femme", a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

La marque concernée est Eden, du laboratoire français Majorelle, qui avait demandé et obtenu en juin un avis favorable de la Haute autorité de santé (HAS), jugeant que le service rendu par ses préservatifs masculins pouvait justifier un remboursement par l'Assurance maladie.

En réaction au scandale sanitaire des implants médicaux homologués sans véritable contrôle au niveau européen, la ministre de la Santé a voulu rassurer les Français. Elle rappelle que ses prédécesseurs avant elle avaient conscience du risque sanitaire que représentent les dispositifs médicaux et affirme que la France a mis en place des normes et des contrôles plus robustes, plus attentifs, que ceux qui existent au niveau européen.

Cette régulation plus robuste permet, non pas d'interdire un dispositif, mais de le déconseiller, laissant ensuite la responsabilité aux médecins d'adopter la meilleure solution pour chaque patient, car il arrive que certaines situations médicales justifient l'emploi d'un dispositif moins bien évalué par les autorités de santé.

En la matière, Agnès Buzyn ne souhaite pas interdire les prothèses mammaires micro_texturées, qui sont nécessaires à certaines femmes, alors que des spécialistes recommandent leur retrait du marché, pour cette même raison d'adapter le dispositif à chaque patient, mais rappelle que toute prise de médicament, toute intervention chirurgicale et tout dispositif médical peuvent provoquer de possibles effets secondaires et qu'il est nécessaire que le patient puisse faire le choix de ses traitements de façon éclairée, en étant informé par son ou ses médecins des risques.

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Agnès Buzyn annonce au micro de Nicolas Demorand que l'ancien Levothyrox sera disponible dans 15 jours © Radio France / capture d'écran
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