Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Le nombre de cas positifs confirmés de Covid-19 a crû de 26.771 en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France de lundi. La veille, la France avait battu un nouveau record avec plus de 50.000 cas positifs confirmés en un jour. Et le nombre de patients en réanimation continue à grimper, augmentant la pression sur les hôpitaux.

"Il faut s'attendre à des décisions difficiles" dans les jours à venir, "comme tous nos voisins" annonce Gérald Darmanin. Le ministre de l'Intérieur participer  à un conseil restreint de défense et de sécurité nationale sur le coronavirus réunissant le président Emmanuel Macron, ainsi que le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l'Economie Bruno le Maire, le ministre de la Santé Olivier Véran ou encore son homologue chargé de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

_"On a créé 15% de lits de réa en plus, c’était un défi. Il ne faut pas laisser les personnels de santé tout seul." "On a déjà pris des mesures dures",  explique le ministre de l'Intérieur, et il note que "le couvre feu est très bien respecté. 12000 policiers et gendarmes surveillent et 14620 PV depuis avant hier"._

"La critique est facile et l’art de gouverner difficile" répond-il aux détracteurs du gouvernement. "Il y a des théories complotistes qui disent que le gouvernement fait exprès de restreindre les libertés sous prétexte du coronavirus, comme si ce virus ne serait pas grave".

"C'est un très mauvais moment à passer pour toute la population française", a reconnu Gérald Darmanin. "Ce qui arrive en France arrive dans tous les pays du monde. Je comprends que les gens en ont marre, personnellement j’en ai marre du coronavirus. Mais il y a un virus extrêmement violent qui tue les plus faibles d’entre nous, nous avons un devoir de solidarité".

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Menace terroriste en France : "il est trop tard pour avancer masqué"

Gérald Darmanin estime que la menace est à "un niveau très élevée"et qu'"il y a un islamisme rampant qui arme des gens idéologiquement".

En France on n’assassine pas parce que quelqu’un fait des choses qui ne vous plaisent pas

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Vendredi prochain, les imams de la grande mosquée de Paris  vont lire un poème à la République et pour la France. 

"La religion musulmane a toute sa place dans la République" affirme le ministre, "il y a un combat contre une idéologie islamiste, il ne faut rien lâcher, et il y a des musulmans qui respectent les lois de la République".

Dans ce combat qu'il évoque il estime "qu'il est trop tard pour avancer masqué. Les officines islamistes sont trop nombreuses , les financements étrangers trop importants."

"Demain, je proposerai la dissolution de BarakaCity", a annoncé Gérald Darmanin. 

L'ONG Baraka City, fondée par des musulmans au profil salafiste, dont le président Driss Yemmou a été placé jeudi sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une enquête pour harcèlement sur les réseaux sociaux.   L'association, dont le compte Facebook est suivi par plus de 715.000 personnes, suscite un fort engouement chez beaucoup de jeunes croyants mais aussi la suspicion pour ses prises de positions parfois radicales.

Le ministre avait par ailleurs déjà annoncé qu'il souhaitait la dissolution du CCIF [Collectif contre l’islamophobie en France], qui reçoit des aides d'Etat, des déductions fiscales et "dénonce l'islamophobie d'Etat".

"Et dans les jours qui viennent, d'ici sans doute 15 jours, je proposerai la dissolution du CCIF  au président de la République et au Conseil des ministres", a-t-il ajouté en qualifiant le Collectif contre l'islamophobie en France "d'officine islamiste".

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Évoquant les déclarations du président turc, Gérald Darmanin demande : "de quel droit les puissances se mêlent de nos affaires intérieures ?" et il poursuit "les Français en ont marre qu’on les trie par confessions. Ils sont Français. Que les français aient des opinions divergentes, je les respecte mais de quel droit les puissances se mêlent de nos affaires intérieures ? "

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Gérald Darmanin est revenu sur ses propos sur la viande halal et les rayons communautaires dans les supermarchés. Le ministre de l'Intérieur a répété sa phrase formulée une première fois sur BFM : "Je comprends très bien que la viande halal soit vendue dans un supermarché." "Ce que je regrette, ce sont les rayons", a-t-il complété.

"Pourquoi faire un rayon différent ?", s'est interrogé Gérald Darmanin. "On reconnaît du coup les musulmans qui vont dans le rayon halal. Je ne pense pas que le modèle du capitalisme français soit l'acceptation du libéralisme à tout prix", a-t-il développé, faisant référence à "ce que Gilles Kepel appelait lui-même un marqueur de différenciation identitaire. Il appelait ça l'extension du halal."    Le ministre a dénoncé "un certain capitalisme français, un certain capitalisme mondial aussi, qui pour le coup utilise le marketing ciblé communautaire. J'ai beaucoup de Français musulmans qui sont les premiers à ne pas vouloir être distingués selon leur religion, leur consommation", a-t-il insisté. "Je dis simplement qu'il y a une responsabilité de toute la société pour éviter la communautarisation. Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment, que chacun se vêtit [vêt] comme il le souhaite en République ou mange comme il le souhaite dans la République. On a le droit de critiquer le capital dans le pays", a-t-il conclu.

  • Légende du visuel principal: Gérald Darmanin © AFP / Xosé Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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