Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Il y a-t-il eu, de la part du ministère de l'Éducation Nationale, un défaut de communication avec ses interlocuteurs : enseignants, personnels, élèves et parents d'élèves ? "Il ya toujours une dimension verticalité et d'horizontalité", explique le ministre, "cet équilibre, nous avons à le trouver, nous devons aussi avoir la vertu de la participation, de l’engagement, aussi de la part de nos élèves."

Des effectifs suffisants

Avec la mesure de l'école obligatoire à partir de 3 ans, près de 25 000 enfants de plus découvriront l'école en cette rentrée scolaire, en Seine-Saint-Denis et en Outre-Mer pour la plupart, et le ministre de l'Éducation nationale affirme :  "On a créé 2300 postes supplémentaires, les postes sont là, même pour la Guyane ou Mayotte".  Sur le problème du bâti scolaire, le problème existait avant, [de le mettre ainsi en lumière] c’est une bonne chose, ça nous oblige à des investissements nécessaires". Il tempère néanmoins pour Mayotte et Guyane, expliquant que, dans ces académies, "pour que tous les enfants de 3 ans entrent en maternelle, cela se fera sans doute en deux ou trois rentrées."

Quand à la mesure du dédoublement des classes de CP, le ministre évoque de premiers résultats satisfaisants : 

Jean-Michel Blanquer affirme aussi qu'en cette rentrée, assez d’enseignants sont pourvus dans toutes les matières, citant ainsi l'exemple d'une nouvelle discipline "science informatique et numérique" : "Nous avons formé 2000 profs pour cette rentrée, le fruit d'un travail de fond accompli".

À propos de la réforme du lycée et du bac : "Le comité de suivi va permettre de responsabiliser tout le monde, mais on peut encore être assez créatif pour améliorer le système"

Concernant la réforme du baccalauréat et le système du baccalauréat, Jean-Michel Blanquer se défend de creuser les inégalités : 

Lutter contre les violences

Sur le plan 'violences à l'école' évoquée par une auditrice, elle-même enseignante, qui se pose la question des moyens et des effectifs mis à disposition pour cette mesure : "On ne peut pas faire comme si on ne voyait pas certains problèmes qui existent : des familles quasi absentes par exemple (...) il y aura un protocole entre familles et inspecteur d’académie, mais sur des cas, on doit pouvoir affecter d’office."

"Il y a aujourd'hui 1500 poly-exclus par an. On va ajuster et j’espère que nous allons faire descendre ce chiffre" poursuit le ministre. "Nous voulons que la vie des établissements ne soient pas tirée vers le bas  à cause de ces élèves", explique Jean-Michel Blanquer qui n'exclut pas la suppression des allocations pour les familles des élèves violents : "J’ai toujours dit qu’il fallait quelque chose de personnalisé. Chaque élève est un cas particulier, on doit responsabiliser les familles, ça pourrait passer par les allocations familiales, mais pas que. Ce n’est pas une bonne solution, mais regarder l’ensemble des leviers me parait sain".

  • Légende du visuel principal: Jean-Michel Blanquer © AFP / Ludovic Marin
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