Eve Guillaume, directrice de l'Ehpad "Lumières d'automne" à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), et Dominique Le Guludec, présidente de la Haute autorité de Santé, sont les invitées du Grand entretien de France Inter.

L'arrivée des nouveaux vaccins est "un sujet majeur de conversation pour les résidents et pour les agents en ce moment", explique Eve Guillaume, directrice de l'Ehpad "Lumières d'automne" à Saint-Ouen : "Il y a beaucoup de questions qui se posent. On a d’une part des résidents qui ont vécu le coronavirus à l’intérieur de l’Ehpad en mars et en avril, qui ont eux même étaient touchés par le Covid-19, et qui du coup sont en attente de ce vaccin. Et on a aussi des soignants qui se posent encore beaucoup de questions sur le vaccin et qui sont en attente de réponses." Eve Guillaume précise qu'elle attend encore le calendrier de l’Agence régionale de Santé pour des démarrages dans son établissement, "c’est tout l’enjeu en ce moment c’est d’être vraiment prêts pour le jour J", dit-elle. 

L’ARS n’est pas en charge du déploiement opérationnel, selon le professeure Dominique Le Guludec, présidente de la haute Autorité de Santé et elle précise : "Nous donnons des avis scientifiques sur la priorisation : à qui faut-il donner le vaccin ? Comment ? Par qui ? Néanmoins, les choses sont en train de s'organiser aujourd’hui et je crois qu’un par un, les établissements vont être prévenus. La logistique est très complexe pour ce premier vaccin étant donné son mode de conservation est difficile." En effet, le vaccin de Pfizer-BioNTech doit être conservé à -80°C.

"L'important est de conserver l’esprit de la priorisation, c'est-à-dire les personnes vulnérables les premiers"

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"L'important c'est de conserver l'esprit de la priorisation, c’est à dire les plus vulnérables les premiers", estime Dominique Le Guludec. "Ce sont des critères de vulnérabilité personnels, dit-elle, c’est à dire des personnes âgées, des personnes qui ont des comorbidité. Egalement des critères d’exposition, d’où les hébergements collectifs qui ont représenté une grosse partie des clusters pendant la première vague. Ensuite, régionalement, ce sont les agence régionales de Santé qui, en fonction de la logistique, de la taille des établissements, de leurs personnels, peuvent établir un calendrier et prévenir les établissements concernés."

"C’est une gageure, vous ne vous rendez pas compte, on n’a jamais fait des campagnes de vaccination à ce rythme là en France, ni d’ailleurs nul part dans le monde"

Pour la présidente de la haute Autorité de Santé, le déploiement de ce vaccin est "une gageure". Selon elle, "on n’a jamais fait des campagnes de vaccination à ce rythme là en France, ni d’ailleurs nul part dans le monde. On n'a jamais vu ça. D’abord c’est une gageure sur le plan technologique parce que ce vaccin est prêt, il est efficace, il a un profil de sécurité satisfaisant. C’est quand même une bouffée d'oxygène incroyable mais regardez l’organisation que ça représente".

Eve Guillaume, directrice de l'Ehpad "Lumières d'automne" à Saint-Ouen, ajoute que pour elle "c’est une très bonne choses qu’on ait remis les personnes âgées au centre de cette vaccination pour les protéger".

On ne sait pas encore si ce vaccin protège contre la transmission ce qui fait dire à Dominique Le Guludec que la seule certitude qu'elle a c'est que ces vaccins "empêchent les formes symptomatiques et les formes sévères donc ils empêcheront de saturer le système de santé et ils éviteront aux individus de pas avoir des formes graves. C’est un bénéfice individuel. Pour le bénéfice de la transmission il nous faut encore attendre des données".

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Elle ajoute qu'en conséquence "il ne va pas falloir complètement abandonner les gestes barrières, le masque. Il va quand même falloir faire attention".

"Une bonne partie des soignants aujourd’hui sont plutôt contre ou doutent"

Pour la question de la vaccination des soignants, Eve Guillaume raconte qu'elle organisé "une grande assemblée avec les agents sur le même format que pour les résidents pour leur expliquer la vaccination, pour échanger avec eux, qu’ils puissent poser leurs questions". Le résultat est qu'une "bonne partie des soignants qui étaient présents sont plutôt contre ou doutent et une petite partie, elle, est vraiment partante pour se faire vacciner"

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  • Légende du visuel principal: La campagne de vaccination contre le coronavirus a débuté dimanche en France et en Europe. © AFP / Philippe Desmazes
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