Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Jean-Michel Blanquer se veut avant tout rassurant. Comme lorsqu'il évoque la réforme du bac, par exemple, avec un nouvel éventail de spécialités proposées aux élèves : "Avec le nouveau système, le jeu est beaucoup plus ouvert : vous dites aux élèves de seconde de réfléchir de janvier à juin aux disciplines qui leur plaisent. Ils auront des possibilités de changer entre première et la terminale. _On ne vous dit pas quel est le métier que vous allez faire, on vous demande de réfléchir à ce que vous aimez._"

Pour lui, il s'agit "d'un changement considérable, mais fait pour les lycéens". "Dans plus de 90 % des lycées, il y aura désormais sept spécialités. Auparavant, c'était plus de 80 % des lycées qui ne proposaient que les voies S, ES et L... Nous venons de créer des libertés considérables, on multiplie par dix le spectre des possibilités. L’un des intérêts de ce qui se passe c’est qu’il n’y a plus de hiérarchie. Mon conseil aux familles et aux élèves, c’est : faites ce qui vous plaît, ne faites pas un choix conformiste ou artificiel."

Une application presque totale dès la rentrée prochaine

Même volonté de rassurer sur le primaire et la maternelle. "En tant que responsable public, vous passez beaucoup de temps à rectifier des bobards. Des gens n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école maternelle, ont fait école morte, pour protester contre une mesure qui n’existe pas !"

Quel calendrier pour l'application de la réforme de l'école ? "L’instruction obligatoire à 3 ans, c’est dès la rentrée prochaine : c’est 25.000 élèves de plus qui aujourd’hui n’y vont pas. La formation des maîtres va évoluer par étapes, sur trois ans. Mais une bonne part des mesures s’appliqueront dès la rentrée prochaine."

Enfin, le ministre répond à ceux qui l'accusent de ne pas répondre aux attentes des professeurs ou d'imposer des mesures sans discussion : "Je suis complètement dans le dialogue. _Je dis aux professeurs que d’abord je les remercie, et que la réforme est là pour les soutenir._C’est pour ça que je suis à l’écoute : je l’ai été pour l’examen devant l’Assemblée Nationale, je le serai pour l’examen devant le Sénat."

  • Légende du visuel principal: Jean-Michel Blanquer © AFP
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