"Il faut tout faire pour faire baisser le chômage de masse" estime Stanislas Guérini, délégué général de La République en marche, invité de France Inter lundi matin, justifiant que le président de la République ait parlé de "travailler plus" dans sa conférence de presse.

Stanislas Guérini, délégué général de La République en marche, a estimé lundi matin sur France Inter que le "travailler plus" du chef de l'État, intention exprimée lors de sa conférence de presse, voulait d'abord dire "faire baisser le chômage car le drame de notre société, c'est le chômage de masse". Invité du grand entretien de la matinale, il a ajouté que le gouvernement avait créé 500 000 emplois supplémentaires depuis le début du quinquennat mais qu'il fallait "tout faire pour le faire reculer". 

"Travailler plus, c'est aussi permettre de faire le choix de travailler plus. Quand on choisi de défiscaliser les heures supplémentaires par exemple. C'est aussi travailler plus dans sa vie, mais là dessus le président de la République a tranché, il n’y aura pas de recul de l'âge légal départ à la retraite mais un système de décote pour se dire comment inciter les concitoyens qui voudraient faire le choix de travailler plus à pouvoir travailler plus longtemps" a expliqué Stanislas Guérini. 

La suppression de l'ÉNA : "Il fallait mettre un coup de pied dans la fourmilière"

Alors que Nathalie Loiseau, ex-directrice de l'École nationale de l'administration (ÉNA) se dit "soulagée par sa suppression", Stanislas Guérini parle "en connaissance de cause". Selon lui, "beaucoup de gouvernements" ont essayé de réformer l'ÉNA mais, poursuit-il, "on n'a pas réussi à sortir du système des grands corps, qui recrée un système de castes dans la haute administration, donc je crois qu'il fallait mettre un coup de pied dans la fourmilière".

La PMA pour toutes : "Nous allons le faire, nous voulons le faire"

"Il y a un certain nombre de textes qui devaient être présentés avant l'été. Il va falloir prioriser et il me semble que ceux sur la bioéthique sont importants et nous avons des choix à faire sur la PMA" a estimé Stanislas Guérini estimant que s'il devait choisir, "il ferait la PMA avant de réformer l'audiovisuel public". 

Sur la Procréation médicale assistée pour toutes, le délégué général de LREM estime que la majorité "est très sure d’elle" sur le sujet : "Nous voulons le faire, nous allons le faire" tout en ajoutant qu'il était favorable à "une liberté de vote" sur le sujet lorsque le sujet de la députée Agnès Thill est évoqué. "Je constate qu'elle ne permet pas par ses propos le débat apaisé. Je saisirai la commission des conflits d'En marche pour qu'elle puisse instruire son cas mais je crois que c'est secondaire : ce qui est important c'est que nous ayons un débat en société apaisé sur cette question qui le mérite" ajoute-t-il.   

  • Légende du visuel principal: Stanislas Guerini © AFP
Les invités
  • Stanislas GuériniDéputé LREM de la 3ème circonscription de Paris, Porte-parole de LREM à l'Assemblée Nationale
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