Clément Beaune, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Alors que la frontière franco-espagnole n'est pas fermée, le gouvernement français déconseille pourtant de se rendre en Catalogne face à la recrudescence du nombre de cas de coronavirus.

Fermeture des frontières en dernier recours

"Les mesures les plus dures, notamment de fermetures de frontières, sont à éviter autant que possible au sein de l'Europe et de l'espace Schengen parce que c'est notre espace de vie, notre espace de circulation", a affirmé Clément Beaune, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes. Il a estimé que "ce sont des mesures de dernier recours, on ne peut pas les exclure en fonction de la situation sanitaire", citant l'exemple de l'Espagne.

Clément Beaune a salué la collaboration mise en place entre la France et ses pays voisins : "L'idée ce n'est pas de cibler un pays. Nous avons toujours, même au plus fort de la crise en France, veillé à avoir des mesures coopératives, coordonnées avec nos voisins européens, quand il y a eu les restrictions aux frontières allemandes, italiennes, espagnoles, nous en avons parlé et nous avons ciblé ces mesures pour qu'elles dérangent le moins possible, qu'elles bloquent le moins possible", a-t-il expliqué. Le secrétaire d'État a toutefois regretté une "défaillance collective européenne au départ, avec des attitudes hostiles, non coopératives", citant "des fermetures totales de frontières d'un pays à l'autre".

Une méthode commune d'évaluation sanitaire

Il a appelé à ne pas revivre "ce que nous avons vécu sur le plan sanitaire et sur le plan des restrictions". "Une des raisons pour lesquelles il y a des mesures différentes, parfois contradictoires, c'est qu'il n'y a pas de méthode européenne commune, de décision européenne commune pour évaluer la situation sanitaire, pour dire que telle zone est ou non à risque", alors qu'il "le faudrait", selon Clément Beaune. "On a des méthodes de milliers de pages pour calculer le déficit à la huitième décimale, et nous n'avons pas les mêmes méthodes pour évaluer les risques sanitaires, cela doit changer", a ajouté le secrétaire d'État aux Affaires européennes.

Course au vaccin

Les laboratoires français Sanofi et britannique GSK ont promis de fournir au gouvernement britannique 60 millions de doses de leur vaccin contre le Covid-19, sur fond de compétition planétaire pour mettre la main sur les précieuses doses.
Cet accord est conclu "sous réserve de la signature d'un contrat définitif", précisent Sanofi et GSK dans un communiqué. Les deux groupes, qui assurent que leur vaccin pourrait être autorisé dès le premier semestre de 2021, précisent dans un communiqué que "des discussions actives sont en cours avec la Commission européenne, avec la France et l'Italie dans l'équipe de négociation, et d'autres gouvernements pour garantir l'accès mondial" à leur produit. Clément Beaune confirme les "contrats de pré-réservations" signés par l'Europe auprès de plusieurs laboratoires et l'imminence, "dans les prochains jours, les prochaines semaines" d'un contrat qui vise à ce que "le premier laboratoire qui trouve fournira à la population française et européenne le nombre de dose de vaccins nécessaire tout de suite. Les Français ne seront pas en retard sur les autres pour être vaccinés.

  • Légende du visuel principal: Clément Beaune à l'Assemblée nationale © AFP / STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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