A l'occasion du quatrième Congrès de médecine prédictive et personnalisée organisé à Paris ces jours-ci, Dominique Stoppa-Lyonnet et Pascal Pujol sont les invités de la matinale de France Inter.

Médecine Prédictive / Recherche
Médecine Prédictive / Recherche © AFP / PHOTOSTOCK-ISRAEL / SCIENCE PHOTO / PSI / Science Photo Library

Dominique Stoppa-Lyonnet, professeur de génétique à l'Université Paris Descartes et responsable du service de génétique de l'Institut Curie et Pascal Pujol, Président-fondateur de la Société française de médecine prédictive et personnalisée, sont les invités de la matinale. 

Alors que les avancées de la médecine génomique en matière de traitement et de prévention se succèdent et s’accélèrent, des questions sur les enjeux éthiques de la médecine prédictive se posent. Dire ou ne pas dire, dire quoi, jusqu’où ? Faut-il faire de la médecine génomique la médecine de demain ? 

"Comme un scanner avant", explique Pascal Pujol, "cette analyse peut déceler une probabilité forte d'une maladie pour laquelle on a des stratégies de dépistage et de prévention utiles et efficaces."

"Le fait de savoir doit diminuer l'impact de la maladie annoncée" complète le professeur Dominique Stoppa-Lyonnet, avec "derrière ce concept, une prise en main par ces personnes elles-même de leur futur médical. Il y a une discussion à avoir maladie par maladie, pour intégrer la prise en charge en aval."

Et Pascal Pujol évoque par exemple le cas difficile de maladies très lourdes et incurables, comme l'amyothrophie spinale infantile, "qui condamne l'enfant avant deux ans" : dans ces cas là, dit-il, on a "raison d'avoir peur d'eugénisme", car "aujourd'hui c'est de cette maladie dont l'on parle, une maladie gravissime pour laquelle on a pas de moyens pour l'instant (...) il faut penser à la souffrance de ces enfants et de ces familles."

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