Stanislas Guerini, délégué général LREM, et Jérôme Jaffré politologue, sont les invités du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

"Pas une bonne soirée" pour LREM

"Ce n'était pas une bonne soirée pour nous, je ne peux pas la classer dans les victoires électorales, on aurait aimer faire bouger plus les lignes" reconnait le délégué général de La République en marche., "C'est une élection avec une abstention qui doit nous interroger."

"Il y a un sujet profond : la défiance dans la vie politique, ce défi on ne l'a pas relevé, il faut travailler cette matière démocratique bien fatiguée"

Défiance évidente envers la vie politique

"Les Français, après le confinement, avait la tête à autre chose, les vacances, leur emploi, [avec] une crise économique qui se profile" estime encore Stanislas Guérini.

"La crise de la politique en France est une crise de l'efficacité [dans] la vie quotidienne"

"On sort d'une crise qui a bouleversé notre quotidien : un discours théorique en milliards d'euros ne sera pas entendu (...)Il faut qu'on arrive a obtenir des résultats plus concrets (...) que nous arrivions à montrer que nous l'écologie que nous portons n'oppose pas les Français les uns aux autres."

Sur les alliances passées avec la droite dans plusieurs villes, Stanislas Guérini s'indigne : "Je n'ai jamais fait de front anti écolo, ce sont des foutaises",explique celui qui ne veut pas réduire la stratégie d'alliance de LREM aux seules discussions avec LR ,"Il ne faut pas caricaturer".

Les écolos et le leadership à gauche

Politologue et fondateur du Centre d'études et de connaissance sur l'opinion publique (Cecop), Jérôme Jaffré tempère sur "la vague verte", qui dit-il "a déferlé sur les grandes villes, et uniquement sur les grandes villes". En revanche, il considère que les victoires importantes des écolos dans des villes comme Bordeaux, Lyon ou Strasbourg "reconfigurent la gauche française", mais posent une nouvelle question : “EELV s’est inscrit totalement dans la gauche. (...) Vont-ils être capables de prendre le leadership ?”, s'interroge Jérôme Jaffré.

Concernant la défaite de la République en marche, et à travers son parti, celle d'Emmanuel Macron, Jérôme Jaffré estime que le Président doit désormais assumer une position : "C_e que disait François Mitterrand 'du centre,_ et de droite, et de droite' s'applique maintenant à En Marche." Jérôme Jaffré analyse aussi l'échec des alliances passées entre les deux tours entre LREM et LR, estimant qu'Emmanuel Macron doit désormais "mener une politique qui rassure un certain nombre d’électeurs, qui ne consiste pas à se coaliser avec la droite, mais à aspirer idéologiquement les électeurs de droite, sur des sujets comme l’économie ou le régalien."

  • Légende du visuel principal: Municipales © AFP / Christophe Simon
Les invités
  • Stanislas GuériniDéputé LREM de la 3ème circonscription de Paris, Porte-parole de LREM à l'Assemblée Nationale
  • Jérôme Jaffrédirecteur du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP)
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