"On a bien compris que les entreprises allaient payer, mais on ne sait pas combien" estime aussi, après les annonces du président Emmanuel Macron sur les baisses d'impôts, le président du Medef, principale organisation patronale de France, Geoffroy Roux de Bézieux. Il était l'invité mardi du grand entretien à 8h20.

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), principale organisation patronale du pays, a estimé mardi matin sur France Inter que le organisations représentatives des entreprises sont "traitées comme les syndicats de salariés" qui regrettent, eux, de ne pas être associées au travail de l'exécutif. "Nous sommes associés quand il y a besoin d'argent. Est-ce qu'on est associés à la conception de la politique ? Écoutez, on est traités comme les syndicats de salariés. Je vais à Bercy régulièrement, mais en général c'est pour qu'on demande de l'argent aux entreprises" a ajouté Geoffroy Roux de Bézieux.

Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé une baisse de l'impôt sur le revenu de cinq milliards, jeudi soir dans sa conférence de presse, le président du Medef dit avoir "bien compris" que "les entreprises allaient payer" pour "faire participer les entreprises à l'effort général" mais, craint-il, "on ne sait pas combien". Geoffroy Roux de Bézieux s'interroge : "Au-delà de cette mesure, les trois prochaines années vont-elles être marquées par une hausse des impôts des entreprises alors qu'on sait que ça ne marche pas ?

Geoffroy Roux de Bézieux juge par ailleurs que le président de la République n'a pas mis "toutes les sources d'économies" possibles "sur la table" : "Je ne suis pas là pour faire de la chasse aux fonctionnaires mais il y a à l'évidence des secteurs où il y a trop de fonctionnaires, peut-être d'autres où il n'y en a pas assez".  

Suppression de l'ISF : "Il faut l'évaluer mais sur une période raisonnable"

Interrogé sur la suppression de l'impôt sur la fortune par Emmanuel Macron pour favoriser l'investissement des plus riches dans les PME, le "patron des patrons" estime qu'il est encore trop tôt pour évaluer son impact. "Il faut le faire mais sur une période raisonnable donc faisons un bilan en fin de quinquennat. 2018 a été une bonne année pour l'investissement, mais est-ce à cause de l'ISF ? Non.

  • Légende du visuel principal: Geoffroy Roux de bezieux © AFP
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