"L'épisode 'gilets jaunes' a été déconnecté de la séquence électorale" des européennes, a estimé Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à SciencesPo Lille, invité de France Inter mercredi matin avec Dominique Reynié, professeur des universités à SciencesPo.

"Ce qui me frappe, c’est que cette séquence électorale n’a pas été modelée par les 'gilets jaunes'" a estimé Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à SciencesPo Lille, invité de France Inter mercredi matin, au sujet des scores des élections européennes. "Ils se sont liquéfiés, comme s'il y avait la France électorale et la France réelle, ou une partie. Attention de ne pas construire tout notre raisonnement autour d'une participation qui n'était que de 50 %". 

Selon le politiste, "cela confirme ce qu'il s'est passé en 2017", le macronisme "s'est consolidé, adapté", même s'il reste "fragile". Dominique Reynié souligne pour sa part l'effondrements des partis de gouvernement. Pour le Parti socialiste et Les Républicains, "la responsabilité est entière" estime-t-il. "Aucune de ces deux formations n’ont rien travaillé depuis l’échec de 2017. (...) On court de grands risques à cause des partis de gouvernement", poursuit-il. 

"Le macronisme est un pragmatisme qui joue beaucoup des contradictions politiques" a-t-il également jugé à propos des élections municipales qui seront selon lui "décisives pour le vieux monde, toujours assis territorialement" : la "liquidation" de ce vieux monde, dit-il, va se jouer là : "Le marché est ouvert". 

  • Légende du visuel principal: Le parlement européen © Getty / Franck Charel / Hemis
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