Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.

Le PDG de la SNCF met en garde les usagers : "La grève commence lundi à 19h et va beaucoup perturber la vie des Français, chacun doit prendre ses précautions, très peu de trains vont partir lundi après 19h (...) Il faut réexaminer son voyage, prendre un autre mode de transport ou partir plus tôt", précise-t-il, tout en assurant que "les ouibus ne sont pas concernés par la grève, tous les bus longue distance circulent pendant la période de la grève."

"Chacun des aiguilleurs peut se déclarer grévistes jusqu'à samedi 19 heures : la liste des trains supprimés sera publiée dimanche matin" explique Guillaume Pépy, qui ajoute que "si 1 train sur 5 , 1 train sur 8 est supprimé, on ne pourra pas transporter tout le monde, on va attendre samedi soir pour en avoir le coeur net."   

Solution co-voiturage  

Pour les voyageurs, Pépy précise : "Nous nous sommes engagés chaque jour à publier, à 17h, la liste des trains qui circulent dès le lendemain" avec des gilets rouges présents en gare pour donner l'info aux voyageurs. 

On met le paquet pour offrir une solution alternative : le co-voiturage

Je pense d'abord aux 4 millions et demi de personnes qui comptent tous les jours sur le service ferroviaire

A propos de ces 18 séquences de 2 jours de grève, Guillaume Pépy explique : "Dans ce cas-là nos règles sont claires, on traite cette grève comme les grèves longues."

"Le sujet , c'est pas la colère, c'est la loi qui organise la protection du service public, même en situation de grève (...)  les cheminots sont des gens responsables, des républicains", poursuit le patron de la SNCF qui répond à la rumeur des cheminots anglais qui viendraient remplacer les grévistes : "c'est faux" assure-t-il.    

Sur l'ouverture à la concurrence

Les chemins de fer franciliens seront ouvert à la concurrence entre 2023 et 2033. Pour le patron de la SNCF, sa réforme est donc indispensable pour "deux raisons" : "Améliorer le service public et armer la SNCF avant l'arrivée de la concurrence" sinon "au lieu d'avancer, la SNCF reculera."

Selon lui, "l'an dernier, la SNCF a transporté 6% de voyageurs en plus, les TER et les transiliens, coeur du service public, marchent bien".

A propos de l'ouverture à la concurrence, "ça fera sans doute baisser les prix", estime Guillaume Pépy, "pour les services longue distance", mais "pas forcément pour les trains franciliens", pour lesquels il prévoit en revanche un "meilleur service".

"À force de repousser les reformes depuis 20 ans , on rend la reforme nécessaire et plus urgente" estime le PDG de la SNCF qui affirme : "La crainte des cheminots, c'est que le train recule en France dans les années à venir. Moi mon travail, c'est pas d'affaiblir la SNCF, mais de la renforcer, parce qu'il y aura plus de train avec la concurrence."

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Guillaume Pépy © Radio France / Anne Audigier
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