Pierre Rosanvallon est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20

L'Historien et Professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon, publie son nouvel essai Notre histoire intellectuelle et politique (1968-2018) à paraître au Seuil le 6 septembre 2018.  Éclairé par son itinéraire personnel d'intellectuel, il revient sur un demi-siècle d'histoire de la gauche et s'interroge sur son avenir. 

Pour Pierre Rosanvallon, c’est une transition dans une longue histoire de l’émancipation. "Nous avons besoin d’être rassurés. Quand on s’insère dans un grand récit on n’est pas désemparé de la même façon ; c’est là que se joue la sortie du désenchantement. Si on est dans une crise de l’avenir, c’est que les visions ont épuisé leur histoire. La question de la démocratie, nous l’avons perfectionnée avec la démocratie électorale. Ce programme ne répond pas à ce besoin d’être écouté et d‘avoir des pouvoirs responsables. Il faut de nouvelles fonctionnalités démocratiques". 

Une atmosphère populiste partout dans le monde

"Les populismes sont partout dans le monde les formes politiques montantes. On peut parler d’une atmosphère de populisme, il organisme des communautés de répulsion et de colère. Le problème c’est pas le populisme, c’est le manque d’éclairage de l’avenir ; la démocratie négative et les communautés de répulsion sont les plus puissantes"

Macron est un tempérament hybride, on pouvait dire un social-libéral et maintenant on voit qu’il n’est ni social ni libéral. Il a des aspects d’autoritarisme et de conservatisme

Il incarne ce qui monte en puissance dans le monde, soit des populistes, soit des personnalités hybrides entre libéralisme et autoritarisme. 

Les mouvements populistes ont en commun une haine des contre pouvoirs. Donc il faut insister sur le fait qu’ils sont instrument de la démocratie. Le terme de démocrature, dit bien ce qu’il veut dire, de la Turquie et de la Russie, et on ne peut pas assimiler Macron à Poutine ou Erdogan.

Poutine c’est comme Napoléon 3, c’est la démocrature

L’élection ne fait pas la démocratie, car "notre démocratie ne mise pas sur les fonctions de contrôle. Le citoyen n’est souverain que le jour des élections". 

Les mouvements populistes ont en commune une haine des contre pouvoirs. Donc il faut insister sur le fait qu’ils sont instrument de la démocratie. 

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