Croissance fragile, assurance chômage, retraites, politiques monétaires accommodantes... Comment faire en sorte que l'économie contribue à réduire les inégalités ? Économiste, chercheur au CNRS et auteur de "Partager les richesses", (Ed. Odile Jacob), Philippe Askenazy est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Dans son ouvrage, Partager les richesses, paru aux éditions Odile Jacob, l'économiste Philippe Askenazy détaille une notion souvent mentionnée : le propriétarisme, symptomatique de la situation économique actuelle. 

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"Il faut que les travailleurs soient en capacité de récupérer leur dû", explique l'économiste qui affirme que : "la population, en France comme dans les autres pays, travaille de plus en plus dur".

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Évoquant la baisse des taux d'intérêts, déjà enclenchée par la Banque Centrale Américaine et à laquelle la Banque Centrale Européenne réfléchit aussi, Philippe Askenazy y voit un signe négatif : 

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Sur la réforme des retraites 

"Une part des fonctionnaires vont perdre automatiquement, comme les enseignants" explique l'économiste qui explique aussi que : "Les travailleurs avec des difficultés de santé vont être touchés par la mise en œuvre d'un âge pivot de 64 ans."   

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Sur ce dossier, il livre son analyse : "Le gouvernement veut faire un pilotage automatique, on a une forme d'étatisation du système, qui ne sera pas tenable à long terme, les entreprises devront offrir une multitude de systèmes de retraite, pas le mirage d'un système de retraite unique."

Lors du quinquennat Macron, Philippe Askenazy constate que : "On a fait tout pour que le travail coûte moins cher (...), il faudrait que cette productivité se traduise par des salaires plus importants".    

En revenant sur un Brexit version "No deal" voulu par Boris Johnson, il anticipe : "Si la Grande-Bretagne, sortie de l'UE se porte bien, l'Italie va vouloir sortir elle aussi".

L'économiste estime aussi que, pour remédier à la prédominance de la propriété, il faut avant tout "repenser la politique du logement sur le parc public : il faut une politique d'état pour étendre la part du logement social en France". Il constate, lors de cessions de biens d'état, comme la vente très discutée de ADP, que "l'état lorsqu'il vend une partie de ses biens n'est pas forcément un bon vendeur".

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  • Légende du visuel principal: L'économiste Philippe Askenazy © AFP / Leemage
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