Le président de l'université Paris-Descartes Frédéric Dardel et le vice-président de l'UNEF Abdoulaye Diarra sont les invités d'Eric Delvaux pour débattre de la réforme de l'université préparée par le gouvernement, et notamment de Parcoursup, dénoncé par les étudiants comme un outil de tri social..

L'université de Tolbiac parmi la douzaine de facs bloquées contre la réforme
L'université de Tolbiac parmi la douzaine de facs bloquées contre la réforme © AFP / JEROME CHOBEAUX / CROWDSPARK

Alors que dans une douzaine d'universités, des étudiants protestent contre la réforme des études universitaires voulue par le gouvernement et qui entrera en vigueur à la rentrée, Frédéric Dardel, professeur de biologie moléculaire et président de l'Université Paris-Descartes et Abdoulaye Diarra, vice-président de l'UNEF sont les invités d'Eric Delvaux.

Les blocages d'universités contre la loi "orientation et réussite des étudiants" (ORE) se multiplient en France et élargissent leurs revendications sur fond de "convergence des luttes" au léger parfum de Mai-68, de Bordeaux à Paris.  

Des blocages ponctuels touchent depuis le début d'année Montpellier et Toulouse pour protester contre cette loi adoptée mi-février qui fixe des pré-requis pour choisir les étudiants et la nouvelle plate-forme d'inscription aux études Parcoursup dénoncée comme un "outil de tri social".

Parcoursup va remplacer les algorithmes d'APB. Des comités seront mis en place dans chaque université (ou par filière au niveau national comme c'est le cas pour les Staps, métiers du sport) 

Frédéric Dardel, professeur de biologie moléculaire et président de l'Université Paris-Descartes, soutient cette réforme : 

Avant on ne prenait pas en compte le parcours au lycée des postulants. Dans les filières scientifiques par exemple, des élèves arrivaient sans bac scientifique ! 

Selon lui, grâce à Parcoursup, chaque comité composé d'êtres humains et non plus un algorithme examinera la dossier des candidats, les parcours au lycée afin "de leur donner les armes pour réussir"

Mais on va essuyer les plâtres, c'est sûr !

Selon Abdoulaye Diarra, vice-président du syndicat étudiant UNEF, opposé à la réforme telle qu'elle est :

Au contraire, Parcoursup met en place une sélection à l'entrée de l'université. 

Il estime que 

Selon le gouvernement, certains étudiants n'ont pas la possibilité de réussir ! Donc, au lien de leur donner les moyens de réussir, il veut les empêcher de choisir leur filière !

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.