Karine Lacombe, infectiologue et cheffe de service des maladies infectieuses de l'Hôpital Saint-Antoine (AP-HP), est l'invitée du Grand entretien.

Alors que la vaccination progresse mais fait toujours l'objet de critiques, dans une situation épidémique tendue, la Pr. Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses de l'Hôpital Saint-Antoine à Paris, a tenu à faire une mise au point sur la nature du vaccin à ARN Messager (c'est-à-dire notamment les vaccins Pfizer et Moderna) : "Il faut revenir sur ce sujet : le vaccin à ARN messager n'a pas d'adjuvant, et que l'ARN messager disparaît en quelques heures une fois qu'il a porté la carte d'identité du virus à l'intérieur du corps humain, qui va se mettre à fabriquer des anticorps". 

L'ARN messager ne persiste pas dans le corps humain au-delà de quelques heures, il n'y a donc aucun risque d'effet secondaire tardif au bout de plusieurs mois ou de plusieurs années. 

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Pour autant, elle émet des réserves à l'obligation vaccinale : "Passer par une obligation vaccinale pourrait permettre de résoudre les problèmes" induits par le pass sanitaire, dont les obligations sont difficiles à suivre au quotidien. "Mais le problème, c'est son application : comment contrôler l'obligation vaccinale", dit-elle, rappelant que pour les enfants, le contrôle se fait au moment de l'arrivée à l'école, ou que des obligations concernent des populations ciblées. Mais "en population générale, ce serait une mesure extrêmement difficile à mettre en place". 

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  • Légende du visuel principal: L'infectiologue et cheffe de service des maladies infectieuses à l'Hôpital Saint-Antoine à Paris (AP-HP). © AFP / Anne-Christine Poujoulat
Les invités
  • Karine LacombeInfectiologue et cheffe de service à l'hôpital Saint-Antoine à Paris