Alice Coffin, conseillère municipale EELV de Paris, auteure du génie lesbien (Grasset), et Brice Couturier, journaliste et essayiste, auteur de Ok millenials ! (L'Observatoire), sont les invités du Grand entretien de France Inter.

Alice Coffin et Brice Couturier
Alice Coffin et Brice Couturier © AFP / Joël Saget et Marcel Mochet

Selon Alice Coffin, conseillère municipale EELV de Paris, auteure de "Le génie lesbien" chez Grasset :

"Woke, c’est un des nouveaux mots chimère, que l’on a vu arriver dans le débat. Il y a eu cancel-culture, très vite trappé par islamo gauchisme, puis maintenant c’est woke et dans un mois ce sera autre chose. Ça se joue sur le langage. C’est une bataille culturelle. (...) Ce qui se passe, c’est que l’assiette médiatique est en train de s’élargir. C’est insupportable pour certain. Etre éveillé, c’est essayé de comprendre ce que l’on nous a donné à voir comme film, à lire comme livre, à écouter comme musique, à visiter comme musée (...). Les structures du pouvoir ont été forgées par des hommes."

D'après Brice Couturier, journaliste et essayiste, contributeur de la revue Franc-tireur, auteur de "Les Millenials !" chez L'Observatoire. Il qualifie le wokisme dans son livre "de virus dangereux qui s’attaque aux valeurs républicaines" :

"Woke, ça ne veut pas dire éveillé. Je dirai plus conscientisé. (…) La politique, la démocratie, c’est la confrontation des intérêts. La confrontation entre les identités ne peut pas être négociée, ce n’est pas démocratique. Je pense qu’Alice Coffin est le parfait exemple de l’importation des idées Woke américaines que je combats dans mon livre. Elle écrit, et je trouve ça extravagant : "Comme le cinéma, le pouvoir ou la politique, l’information en continue est une excroissance de la masculinité toxique". Elle estime aussi quand on lit que toute notre société est basée systématiquement sur une masculinité toxique. C’est extravagant."

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