Anne Hidalgo, maire de Paris, candidate à l'élection présidentielle, est l'invitée du Grand entretien de France Inter.

Anne Hidalgo a annoncé ce dimanche sa candidature à l'élection présidentielle de 2022. "J'ai dit pendant la campagne des municipales que je ne souhaitais pas m'engager dans un destin national ; et puis la situation du pays, des rencontres, des sollicitations... J'ai décidé de prendre mes responsabilités", a-t-elle déclaré. 

Elle précise : " J'ai eu une chance inouïe dans ma vie de profiter de l'ascenseur républicain. Aujourd’hui cet ascenseur est en panne et je veux que tous les enfant aient cette chance." 

Réélue maire de Paris, elle ajoute : "J'aurais pu rester dans le confort d'une réélection, mais on ne peut pas laisser le débat politique s'enferrer dans ce qu'il est, laisser ces milliers de femmes et d'hommes qui ne croient plus en la politique."

Questionnée sur la multiplicité des candidats à gauche, elle ne se sent pas moins légitime que les autres et n'y voit pas un problème immédiat. "Il y a beaucoup de partis politiques de droite comme de gauche qui présentent des candidats : c'est normal, n'y voyons aucune anomalie ! C'est bien qu'en démocratie chacun veuille jouer sa partition et poser ses propositions."

Quant à se retrouver dans la même situation qu'en 2002, où Lionel Jospin, le candidat PS, n'avait pas atteint le second tour des élections présidentielles, elle commente : "il faut non pas voter par défaut, mais voter par conviction". "Si on regarde la multiplication des candidatures au démarrage de cette campagne, évidemment qu'on peut se retrouver dans le même scénario qu'en 2002, ou en 2017 où l'on a voté pour éviter le pire."

Revaloriser les salaires des fonctions essentielles

Au cœur de sa campagne, la revalorisation des salaires des enseignants et des professionnels en contact avec les enfants. "Sur l'éducation comme sur la santé, il faut mettre le paquet", précise Anne Hidalgo. "C’est inadmissible que nos enseignants soient aussi peu payés. En France, le salaire d’un professeur est deux fois moins élevé que celui qu’il pourrait avoir en Allemagne et aux Pays Bas. Ça n’est pas normal", précise-t-elle. 

"Sur le front de l'écologie, "on ne pourra pas se passer immédiatement et très rapidement du nucléaire : il faut aller aussi vite que possible". Elle propose "une planification sur les 5 ans qui viennent pour sortir des énergies fossiles et aller vers des énergies renouvelables". 

Elle entend présenter un programme électoral à la fin de l'année, "en partant de la vie réelle des Français". D'ici là, "je veux aller parler à toutes celles et ceux qui ne croient plus à la politique."

Pour le moment, elle entend conserver son mandat de maire de Paris, tout en faisant campagne pour la présidentielle. 

  • Légende du visuel principal: Anne Hidalgo, maire PS de Paris et candidate à la présidentielle 2022, invitée de France Inter. © Radio France / France Inter
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