Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, est l'invité du grand entretien de France Inter.

Pour le ministre de l'Economie, "nous sommes dans la bonne direction", car les indicateurs sont favorables, avec " 6% de la croissance attendu pour 2021, un retour à la normale d’ici fin 2021 et non début 2022 pour la croissance" et "un taux de chomage aux alentours de 8%".

Le ministre a mis en avant la bonne santé de l'économie française, qui "tourne à 99% de ses capacités" et la reprise de la consommation pour justifier la fin des aides massives aux entreprises.
Il a indiqué que les demandes de PGE sont tombées de 500.000 au moins de mai, alors que toutes les entreprises y étaient encore éligibles, à 50.000 en juillet.
Le ministre a dit croire que l'embellie économique "va continuer", car "la consommation est bien orientée".
"Sur la semaine du 16 au 22 août, nous avons 12% en moyenne de consommation par carte bleue", selon Bruno Le Maire qui a ajouté que l'amélioration concernait aussi des secteurs soumis au pass sanitaire comme les restaurants, qui font plus de 8% sur la même période.
Le ministre a reconnu que le pass a eu un "effet temporaire" notamment sur les cinémas, sur les parcs à thème, les zoos... "et puis ça s'est rétabli plus ou moins rapidement selon les secteurs", d'après lui.

Alors que les salariés en contact avec le public vont devoir être munis d'un pass sanitaire, Bruno Le Maire prévient que "nous ferons preuve de souplesse et de tolérance durant cette 1ère semaine d’application". 

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Après un temps d’adaptation, le pass n’a pas ralenti ni la consommation, ni la croissance ni l’investissement en France ; c’était la meilleure solution

La fin du "quoi qu'il en coûte"

Bruno Le Maire fait le bilan de la politique de soutien du gouvernement pendant la pandémie et les périodes de confinement. Les mesures de soutien pour aider les entreprises à surmonter la crise du Covid-19 se sont élevées à 240 milliards d'euros depuis mars 2020, dont un tiers de subventions et deux tiers de prêts, a indiqué lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"80 milliards d'euros de subventions, 160 milliards d'euros de prêts, c'est la facture du 'quoi qu'il en coûte'" estime-t-il.

"A cela s'ajoutent des prêts, mais c'est des prêts, ça n'a rien à voir, économiquement, avec des subventions, de l'ordre de 160 milliards d'euros, les prêts garantis par l'État, plus d'autres formes de prêt", a ajouté Bruno Le Maire.
Il a rappelé que le Fonds de solidarité avait coûté environ 35 milliards d'euros, tout comme la prise en charge par l'Etat de l'activité partielle, tandis que les exonérations de charges se sont élevées à 10 milliards d'euros.
Depuis le début de la crise sanitaire, plus de 685.000 de prêts garantis par l'Etat (PGE) ont été accordés pour un montant de 139,3 milliards d'euros, selon le ministère de l'Economie.
D'autres prêts, notamment participatifs, ont également accordés par l'Etat, expliquant le chiffre de 160 milliards rapporté par Bruno Le Maire.

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Le fonds de solidarité a évolué au fil du temps, "il y a eu 40 versions" dit le ministre. "Nous allons passer d'un système général et forfaitaire à un système sur-mesure", assure-t-il pour les patrons inquiets. Il doit rencontrer les représentants des établissements concernés par le "pass sanitaire" pour évoquer d’éventuelles compensations financières liées à l'instauration de cette mesure.

"Celui qui est en difficulté continuera à être aidé et celui qui n'est plus en difficulté ne pourra plus bénéficier du dispositif général, c'est ça le principe que je proposerai", a poursuivi le ministre de l'Économie. "En revanche il n'y aura pas de couperet, ce serait injuste, et nous garderons des dispositifs de soutien au cas par cas", a-t-il promis.

Quant aux interrogations sur les salaires en cette période de rentrée, il estime que désormais il faudra mieux répartir l'effort, et poser la question salariale selon lui. "Je continue à penser que pour les personnes moins qualifiées, les contrats très courts, la question salariale est une question majeure". 

Quant à savoir s'il faut baisser les cotisations sociales pour les entreprises, comme le suggère Valérie Pécresse, "c'est une idée absurde", dit Bruno Le Maire. "C’est aux entreprises de faire leur part du chemin."

  • Légende du visuel principal: Bruno Le Maire © Radio France / Anne Audigier
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