Éric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Les états généraux de la Justice ont été lancés lundi par Emmanuel Macron. Quel est l’intérêt de ce grand colloque, à quelques mois de la présidentielle et alors que le calendrier législatif ne permettra aucune réforme d’ampleur ? “Cela s’inscrit dans un cheminement : il s’agissait d’abord de réparer la justice, dans sa quotidienneté, ce que je me suis employé à faire. Et ensuite, nous voulons moderniser la justice”, explique-t-il. 

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Le ministre explique avoir voulu remettre sur la table la question de la confiance en la justice – mais à chaque Garde des sceaux sous le quinquennat Macron, il y a eu une loi de réforme de la justice. Alors, ces états généraux sont-ils un aveu d’échec de ces précédentes lois ? “Je n’ai jamais eu la prétention, dans le texte que j’ai porté, de rétablir toute la confiance. Je suis allé sur des sujets importants (...) Cette fois, c’est la première fois que les citoyens sont associés”, précise-t-il, en mentionnant la plateforme “parlonsjustice.fr” sur laquelle chacun et chacune peut s’exprimer sur l’état de la justice. 

“Les compatriotes qui pensent que la justice est laxiste, en dépit des chiffres, qu’ils viennent, et qu’ils fassent des propositions”. 

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Ce travail sera fait en toute indépendance, en toute liberté et de façon transpartisane”, dit Eric Dupond-Moretti. “Ce travail démocratique, on ne pourra pas le jeter”, dit-il, rappelant que les propositions de la commission démocratique après le procès d’Outreau n’ont jamais, elles, été reprises. “Ca ne peut pas finir dans un tiroir, parce que les citoyens sont associés”, assure-t-il. 

“Je n’ai pas eu le sentiment d’hiberner depuis que je suis au ministère de la Justice, j’ai un bilan à présenter”. 

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Deux promesses d’Emmanuel Macron n’ont pas été mises en œuvre, à savoir la réforme du parquet et la suppression de la Cour de justice de la République. “Le Président souhaite que l’on aille sur tous les sujets, sans aucun tabou. J’espère qu’il entendra ces travaux. Et pas seulement lui”, répond le ministre, qui explique que les conditions ne se prêtent pas à une réforme du parquet.

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La judiciarisation de la vie politique est-elle une menace pour l’exercice du pouvoir ? “Elle existe, tous les hommes et femmes politiques en parlent. Mais sur cette question, moi, Garde des Sceaux, je ne suis pas à la manœuvre, je vais regarder la façon dont les travaux vont aboutir”, répond Eric Dupond-Moretti, lui-même mis en examen par la CJR pour prise illégale d’intérêts. 

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Mes ennuis viennent du fait que j’ai saisi d’une enquête administrative l’inspection générale de la justice composée de magistrats indépendants. Tout le monde sait que c’est un règlement de comptes syndical qui m’est opposé”, répond-il. Sans le dire clairement, il oppose à cette mise en examen l’argument suivant : 

Ma responsabilité, puisque c’est une responsabilité de ministre, je dois en rendre compte au président de la République et au Premier ministre, parce que c’est une décision politique

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En ce qui concerne la construction de places de prison, autre promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le ministre évoque les élus qui “demandent des places de prison mais pas chez eux, dans la circonscription d’à-côté”. Selon lui, 2 000 places sont sorties, 4 000 autres sont en chantier et sortiront en 2022, et 1 000 de plus verront leur construction commencer en décembre. Il ajoute 8 000 places pour lesquelles des terrains ont été signés. “Il y a eu la covid entre-temps, qui a un peu retardé les choses”, dit-il. 

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Interrogé par une conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation – le personnel chargé du suivi des personnes suivies par la justice – qui dit avoir en charge le suivi de 80 à 120 personnes pour la prévention de la récidive, il répond : “Je ne peux pas vous laisser dire que le budget a été consacré exclusivement à la construction de prisons. Sur la récidive par exemple, j’ai mis en place un contrat de travail pour les détenus travailleurs, c’est incitatif à la prévention de la récidive”.  

Zemmour, c’est les sondages. Dites-moi quel est le sondage qui a six mois d’un scrutin a vu juste ? Un peu marre, un peu ras-le-bol de faire le buzz là dessus. On perd le débat de fond et on ne garde que la mousse et l’écume”, dit-il. Alors qu’il disait la semaine dernière que “si Jean-Marie Le Pen avait osé il y a dix ans les propos d’Eric Zemmour, il y aurait eu 100 000 personnes dans la rue”, il maintient qu’aujourd’hui, “on accepte l’inacceptable : remettre en cause la période Vichyiste c’est du négationnisme. Être pour la peine de mort et se revendiquer de Chirac c’est très curieux”.

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  • Légende du visuel principal: Éric Dupond-Moretti © AFP / STEPHANE MAHE
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