Professeur Philippe Juvin, maire LR de la Garennes-Colombes et chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Philippe Juvin
Philippe Juvin © AFP / Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Alors que la droite se dirige de plus en plus vers l'organisation d'une primaire pour désigner son candidat, le maire LR de la Garennes-Colombes estime qu'il s'agit là de la seule solution. "Si on n’en fait pas, que va-t-il se passer ? On aura plusieurs candidats au premier tour et c’est synonyme de pas de candidat au second tour. On peut aimer ou ne pas aimer la primaire, dire ou ne pas dire le mot, des gens ne veulent plus le prononcer. Mais on voit très bien que sans capacité de faire en sorte de n’avoir qu’un candidat au premier tour, on ne sera pas au second tour", estime-t-il, invité de France Inter mercredi matin. 

Sur la candidature de Xavier Bertrand, qui n'a pas prévu de passer par un processus de primaire, Philippe Juvin rappelle que "aux régionales, Bertrand, Pécresse, Wauquiez ont été élus parce qu’au premier tour il y a eu rassemblement" et que "cet élément est fondamental". Selon lui, la "machine à perdre", c'est justement de ne pas avoir de primaire. 

Que la primaire ait des défauts, déguise les oppositions et parfois créée des cicatrices qui ont du mal à se refermer, c’est un évidence et je le comprends. Mais il n’y a pas de solution idéale.

 "La primaire sert à désigner un candidat mais aussi à mettre sur la table des lignes politiques. Je dis à Xavier Bertrand de nous rejoindre dans ce débat et voyons qui est le meilleur, le plus fort. Encore une fois, la machine à perdre, c’est arrivé à plusieurs au premier tour."

Pour sa part, Philippe Juvin confirme que "pour mettre des propositions sur la table", il participera au processus, sans confirmer qu'il sera candidat. "Nous avons cru à droite au mythe du candidat naturel, mais il n’a jamais existé. Nicolas Sarkozy était candidat naturel après une longue phase de plusieurs années. Je n’y crois pas, je crois à des équipes."

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