Franz-Olivier Giesbert, écrivain et éditorialiste au Point, auteur de "Bernard Tapie. Leçons de vie, d’amour et de mort" (Presses de la Cité), est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Comment a-t-il rencontré Bernard Tapie et comment est-il devenu totalement fasciné par lui ? "J’ai connu Tapie dans les années 90, via François Mitterrand, qui m’avait dit “J’ai un nouveau ministre de la Ville, vous devriez le voir, il est très très bien”. Je connaissais Tapie, mais j’étais pas un de ces journalistes de cour qui le suivaient partout, j’étais en-dehors de tout ça. Avec lui, on a eu des hauts et des bas, il est venu dîner huit fois à la maison. Et au moment de l’arbitrage dit frauduleux, ma fascination est arrivée. Le type est par terre, attaqué de toutes parts, et je découvre que tout ça c’est une énorme arnaque et je me retourne, je suis choqué. Et je ne suis pas le seul journaliste qui bascule à ce moment-là."

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"C’est un monstre d’énergie, qu’on n’imagine pas. Pensez qu’avec son cancer, il ne prend pas d’antidouleurs !", jure Franz-Olivier Giesbert. "Mais qui peut faire ça ? C’est son fils Laurent qui me l’a raconté : après une opération de plusieurs heures, qu’est-ce qu’il voit ? Son père en train de faire des pompes !"

"Quand on écrit un livre comme ça, forcément on est excessif", reconnait toutefois celui qui a été nommé à la tête du journal "La Provence" par Bernard Tapie lui-même en 2017. "J’ai un parti-pris littéraire. J’ai toujours été fasciné, quand j’étais journaliste, par les journalistes écrivains. Quand vous êtes comme ça, forcément, de temps en temps vous allez un peu plus loin. Moi je raconte des tranches de vie. Ça commence dans un taudis de Seine Saint-Denis, ils sont quatre, et il va se sortir de là : grâce au service militaire, il découvre que finalement, les gens de la haute ne sont pas plus intelligents que lui. Et il va passer au-dessus de tout le monde, c’est ça l’histoire de Tapie ! Il va dans différents univers, et chaque fois on vient le chercher."

"Avec lui, tout est dur, ça tourne vite au match et parfois au catch. Mais si on le supporte bien, si on répond, ça se passe très bien. Moi je restitue la parole telle qu’elle est. C’est pas un livre journalistique ni un livre à sa gloire, c’est une tranche de vie."

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  • Légende du visuel principal: Franz-Olivier Giesbert © AFP / GUILLAUME SOUVANT / AFP
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