Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

"La cinquième vague est là depuis la mi-octobre, elle est présente en Europe de l’est mais aussi chez nos voisins avec des niveaux de vaccination variable" affirme Jean-François Delfraissy. Le président du Conseil scientifique, invité de France Inter, estime que "la France a été le bon élève de la vaccination avec l’Espagne et l’Italie".

Il prévient : "On va voir une accélération de la cinquième vague dans les prochaines semaines". Jean-François Delfraissy veut être "d'un optimisme prudent". "Avec le niveau de vaccination que nous avons, nous avons les capacités pour faire face à la cinquième vague. À condition d’utiliser tous les outils de la boite à outil." Parmi ces outils, il y a la vaccination "de toutes les personnes pas vaccinées, la troisième dose, les gestes barrières, et appliquer le pass sanitaire dans l’ensemble de ce qu’il peut faire."

"Ce n'est pas un échec des vaccins"

Le nombre de malades repart à la hausse. Près de 20 000 nouveaux cas ont été recensés ces dernières 24 heures, contre 12 000 il y a une semaine. "Ce n’est pas un échec des vaccins" clame Jean-François Delfraissy. "C’est extraordinaire de les avoir eu aussi vite. Ils protègent de manière très forte contre des formes graves du Covid." Le président de conseil scientifique rappellent que les vaccins "perdent une partie de leur efficacité après six mois. Ils protègent assez peu et mal contre la transmission et l’infection."

Concernant une troisième dose étendue, et plus seulement aux personnes âgées, "je l’ai dit au mois de septembre, on arrivera à une troisième dose pour tous. C’est en train d’être fait pour les personnes âgées, mais certaines populations sont en retard, comme les obèses." Pour Jean-François Delfraissy, "il n’y pas d’urgence pour les populations plus jeunes. Car elle a été vaccinée plus tard."

"Après une troisième dose, il y a une réponse immunitaire beaucoup plus forte, dix fois à peu près ce que l’on observe après la troisième dose. Mais on ne sait pas si cela va durer dans le temps". Le président du conseil scientifique "n’exclut pas, si ce virus devient endémique, d’aboutir à la construction régulier, comme la grippe, d’un vaccin tous les ans".

Un appel à remettre le masque

"La cinquième vague sera difficile pour le système de soin" prévient-il. "Les prévisions montrent que les hospitalisations vont grimper, jusqu’à 1000 voire 1200 hospitalisations par jour, probablement début décembre."

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Puis Jean-François Delfraissy lance un appel à "remettre le masque". Il regrette qu’un "restaurant sur deux à Paris ne demandent plus le pass sanitaire" selon lui. Concernant la vaccination des enfants, des 5-12 ans, "une décision sera prise en début 2022". "On attend de voir les résultats aux États-Unis, car la mesure est en place, voir s’il y a des effets secondaires."

Quand il est demandé au président du conseil scientifique si les femmes enceintes peuvent prendre une troisième dose, il répond "oui". "Je pense que la grossesse peut être un élément pour recevoir une troisième dose. Cela mérite d’être discuté." 

  • Légende du visuel principal: Jean-François Delfraissy © Radio France / Anne Audigier
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