Raphaël Glucksmann, député européen et essayiste, publie "Lettre à la génération qui va tout changer" (Allary). Il est l'invité du Grand entretien.

"Je n'en peux plus que ce soit Zemmour qui dicte l'agenda de la présidentielle ! Il faut qu'il y ait des mobilisations autour de causes, de projets", s'est enflammé l'eurodéputé et essayiste Raphaël Glucksmann, co-fondateur du parti Place publique, qui publie "Lettre à la génération qui va tout changer" (Allary). "Pour qu'enfin, on puisse à nouveau reprendre la main, on est spectateurs face au dérèglement climatique mais aussi face au débat culturel chez nous. On a l'impression que tous les thèmes sont dictés par l'extrême-droite ou la droite, il est temps d'imposer nos propres thèmes." 

La politique n'est pas une langue morte, on peut la réinventer grâce aux réseaux sociaux, grâce à l'engagement de cette jeunesse.

Le député européen estime effectivement que c'est à la jeunesse de se prendre en main et c'est elle qu'il souhaite remotiver. "Je n'en peux plus du fatalisme ambiant et de la déprime collective", poursuit-il. "De cette idée qu'on ne peut rien faire sur rien. La bonne nouvelle que j'ai voulu partager, c'est que cette jeunesse française, qu'on dit apathique, narcissique, individualiste, rivée sur ses écrans, elle est solidaire, active, investie."

Selon lui, c'est grâce à des "centaines de milliers de jeunes" qu'on a entendu parler de la répression contre les Ouïghours en Chine (sujet sur lequel Raphaël Glucksmann s'est beaucoup investi). "C'est ce goût de la victoire que je veux rendre aux gens épris de principes humanistes, d'idéaux républicains."

  • Légende du visuel principal: Raphaël Glucksmann © AFP / Martin Bertrand / Hans Lucas
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