Raphaël Pitti, médecin et humanitaire, est l'invité d'Ali Baddou à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Ému par le témoignage d'un médecin syrien, Raphael Pitti s'est rendu une première fois en Syrie depuis 2012 afin d'apporter son soutien aux hôpitaux des zones rebelles noyés sous l'afflux. Il n'a cessé depuis de multiplier les aller-retour entre la France et la Syrie pour alerter sur le sort des civils et participer à la formation des chirurgiens syriens à la médecine d’urgence. Il décrit au micro d'Ali Baddou le quotidien des zones assiégées par les forces du régime. Il est l'auteur de Va où l'humanité te porte. Un médecin dans la guerre qui sortira le 8 mars aux éditions Tallandier. 

Au micro d'Ali Baddou ce jeudi, le chirurgien de guerre a déploré le caractère "naïf" des politiques internationaux qui entendent négocier avec Bachar El-Assad. Car le dirigeant syrien, affirme-t-il, a dit par le passé qu'il n'était pas contre restaurer le calme dans son pays, quitte à voir la population passer de 25 millions à 9, comme à l'époque de son père.

Un régime syrien qui, aujourd'hui, est le seul maître. En dépit de la trêve dans la Ghouta, Raphaël Pitti explique que les convois sont toujours bloqués et que rien ne s'améliore pour les blessés d'une part, mais les civils en général, qui vivent là-bas.

Question débattue ces derniers temps, l'utilisation d'armes chimiques au chlore ne fait aucun doute pour Raphaël Pitti. Le médecin explique la difficulté de prouver, par des relevés biologiques, l'utilisation de chlore, car il s'agit d'un produit commun et très volatile. En revanche, les victimes sont, affirme-t-il, la meilleure preuve d'emploi d'arme chimique, dès lors que les secours constatent un afflux massif de personnes blessées présentant les même symptômes, en provenance du même endroit, à un temps donné.

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