Muriel Pénicaud, ministre du Travail, vient défendre les cinq ordonnances relatives à la réforme du Code du travail.

Au lendemain de l'annonce du contenu des ordonnances de réforme du Code du travail, la ministre Muriel Pénicaud a défendu ce vendredi sa vision de cette réforme. Au micro de Nicolas Demorand, elle explique que l'ensemble des réformes qu'elle souhaite mettre en place aura un effet sur l'emploi, mais que cela ne se fera pas simplement avec ces premières mesures sur la flexibilité. C'est en saisissant les opportunités lorsque la croissance le permet que l'on améliorera le taux de chômage en France.

C'est donc en libérant "les énergies des entreprises" et en formant les demandeurs d'emploi pour leur offrir les compétences opportunes que le retour de la croissance bénéficiera à l'emploi.

Pourquoi alors, si le retour à l'emploi passe par la formation, fallait-il d'abord modifier le Code du travail ? Pour Muriel Pénicaud, les textes doivent s'adapter à la situation nouvelle. La ministre du Travail estime que le Code du travail avait été créé, dans l'ensemble, pour les grandes entreprises, suite aux négociations entre ces grandes entreprises et les syndicats. Rien là dedans, ou très peu, ne se destine aux PME et TPE, de plus en plus nombreuses aujourd'hui.

C'est selon cette logique que le gouvernement a souhaité simplifier les négociations et le dialogue social entre salariat et patronat dans les petites entreprises. Y remédier, selon Muriel Pénicaud, c'est rééquilibrer le rapport de force pour les salariés des PME/TPE.

C'est aussi, explique la ministre du Travail, pouvoir adapter les avantages à la situation réelle des salariés d'une entreprise. Une start-up n'aura pas les mêmes besoins, par exemple en terme de prime d'ancienneté, qu'en terme de prime de garde d'enfants ou d'innovation. C'est cette notion que prône Muriel Pénicaud en permettant aux entreprises de sortir des accords de branche pour négocier en interne, entreprise par entreprise.

► REVOIR | L'interview intégrale

Les invités
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.