Gilles Simeoni, Président de la nouvelle collectivité territoriale de la Corse est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Gilles Simeoni, Président de la nouvelle collectivité territoriale de la Corse est l'invité de France Inter. 

C'est une réforme avec des conséquences importantes (...) Au plan administratif, l'enjeu est de construire une institution moderne, une administration capable de faire rentrer la Corse dans le XXIe siècle

"Nous sommes dans une logique de respect de droit acquis", poursuit le nouveau président de la collectivité territoriale unique de Corse.
"La corse n'est pas une région administrative de droit commun (...)nous avons eu affaire a un système politique adossé au clanisme, au clientélisme, qui conduisait à la balkanisation de l'intérêt général". Pour lui, "l'enjeu est d'avoir une administration de plein exercice avec la nécessité d'inventer de nouvelles formes de politiques publiques".

La langue, question politique

Quelle langue utilisée dans cette nouvelle assemblée territoriale ? "Je parlerais à la fois en Corse et en Français, de manière apaisée, sans volonté de provocation. Nous souhaitons que la langue corse puisse être utilisée de façon naturelle, y compris dans les échanges publics (...) La question de la langue est toujours fondamentalement politique". 

Il s'agit de dire que la langue corse est l'âme de ce peuple

"Nous n'avons pas vocation a défendre des specificités simplement pour le plaisir de les affirmer, il faut réfléchir à des chemins juridiques acceptables, nous ne sommes pas dans une logique de surenchère ou de rupture, mais nous voulons une société insulaire émancipée". 

Aujourd'hui la corse a la volonté de tourner la page d'une situation conflictuelle qui a  duré depuis des décennies, avec des douleurs de chaque coté, nous sommes dans une logique d'apaisement, pour un dialogue entre la corse et la république   

Signe très attendu du gouvernement

Gilles Siméoni attend beaucoup que le président de la République se prononce sur le cas corse, alors qu'Emmanuel Macron est attendu le 6 février prochain dans l'Ile de Beauté :

Sur les demandes d'amnistie

"La demande d'amnistie n'est pas faite uniquement par les nationalistes", estime Gilles Siméoni, qui la dit portée "par 250 communes de l'île".

"Il ne s'agit pas de banaliser des actes graves, mais de dire que nous sommes dans un processus dans dans lequel on veut sortir de la logique de conflit". Dans le cas d'Yvan Colonna : "On peut appliquer le droit positif, leur permettre de purger leur peine en Corse, ne pas ajouter a la rigueur de la détention, celle de l'éloignement de leur famille"     

Toutes les gerbes que je dépose aux commémorations officielles portent le double drapeau, corse et français, il ne faut pas chercher à opposer les deux drapeaux 

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