Après cinq ans de silence le romancier revient en cette rentrée littéraire avec "La succession", qui explore le thème de la famille, de l'héritage familial.

Jean-Paul Dubois
Jean-Paul Dubois © Sipa / ANDERSEN ULF/SIPA

Pour qui écrit Jean-Paul Dubois ? "Quand j'écris, je pense à deux trois personnes, toujours les mêmes. Je crois qu'on n'écrit pas pour des lecteurs, on écrit pour des personnes qu'on aime et dont on veut avoir l'estime", explique l'écrivain, qui revient après cinq ans de silence avec son nouveau roman, "La succession".

"On ne peut pas imaginer que 100.000 personnes vont apprécier ce que vous faites, mais on essaie d'être à peu près certain de toucher les personnes que l'on aime".

Famille suicidaire

Dans "La succession", le héros, Paul, joueur de chistera à Miami, reçoit un courrier dans lequel il apprend le suicide de son père. Il rentre dans sa famille à Toulouse, retrouve une famille qu'il avait fui et qui a une forte propension au suicide. "Je ne crois pas trop à la malédiction. Je crois que toute chose s'explique, y compris dans le malheur. Les difficultés de ces familles ont souvent des explications, ce sont des fardeaux", détaille l'auteur.

"J'ai essayé de voir si des travaux ont été fait sur les familles suicidaires", raconte Jean-Paul Dubois. "Il y en a, notamment sur la famille d'Hemingway", dont le père, le frère, la soeur et la petite-fille se sont donnés la mort. "Ils ont découvert qu'il avait un taux de fer très élevé dans le sang, qui provoque des déficiences cérébrales. Est-ce que c'est lié ? Est-ce qu'il y a des lignées qui souffrent ?"

Souvenirs

"J'ai fait plein de livres que j'avais faits il y a 20 ans dans ma tête, sans le savoir", explique-t-il, composant ses histoires à partir de souvenirs, de choses lues ou entendues au cours de sa carrière en tant que grand reporter. "Un livre, ça peut partir d'un souvenir qui va en réveiller d'autres", raconte Jean-Paul Dubois.

Autre aspect issu d'un souvenir de voyage : "J'avais 20 ans quand je suis allé pour la première fois aux Etats-Unis. Quand je suis sorti de l'aéroport de Miami, j'ai vu des chistera. J'ai vu qu'il y avait une pratique phénoménale de la pelote là-bas, avec des joueurs professionels, des enjeux, des hurlements et des points".

Familier des Etats-Unis, il affirme "n'avoir fait que des portraits de Donald Trump en puissance" au cours de sa carrière. "Donald Trump, ce n'est que l'excroissance des gens que j'ai connus là-bas".

"Le roi des paresseux"

Jean-Paul Dubois écrit ses livres très vite. "J'ai fait le premier très vite, ça a bien marché", raconte-t-il. Alors depuis, "il faut que j'écrive très vite, en 31 jours, toujours en mars". Ce qui lui laisse du temps libre... quitte à passer pour un paresseux. "Le titre de roi des paresseux, je le revendique ! La seule chose pour laquelle j'ai travaillé dans ma vie, c'est pour gagner du temps et avoir le droit à la paresse, ne pas trop devoir de temps à ses employeurs".

Le sommeil aussi "c'est du temps perdu" pour l'écrivain, car la vie "est une donnée très courte". "Vous vous apercevez que vous vivez très peu, si vous faites le compte du temps où on dort et où on travaille. Il faut gratter sur le travail et sur le sommeil".

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