Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Gérard Collomb
Gérard Collomb © AFP / Jacques Demarthon

Deux jeunes femmes ont été tuées, ce dimanche, sur le parvis de la gare Saint-Charles à Marseille. L'attaque a été revendiquée par l'organisation "Etat islamique". Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête pour "assassinat en lien avec une entreprise terroriste

Lundi, cinq personnes étaient interpellées par les services antiterroristes après la découverte samedi de plusieurs bonbonnes de gaz avec un dispositif de mise en feu dans le hall et à l'extérieur d'un immeuble du XVIe arrondissement de Paris.

"Cela montre que le niveau de la menace en France est extrêmement important", a commenté mardi sur France Inter le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb

"Cela montre que le niveau de la menace en France est extrêmement important et que toutes celles et toutes ceux qui pensaient (...) qu'il fallait desserrer la capacité de nos services à aller de l'avant, à essayer de regarder, d'avoir les renseignements, eh bien ils se trompaient parce que, oui nous sommes toujours en état de guerre même si Daech a connu des défaites militaires", a détaillé Gérard Collomb.

Est-ce que [avoir le projet de ] faire sauter un immeuble dans un quartier chic de Paris, ce n'était pas aussi un signe que personne n'est en tranquillité (...) que cela peut se passer partout en France ?

"Parmi les personnes qui ont été arrêtées lundi, l'un était fiché au fichier FSPRT [Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste ], donc radicalisé", a confirmé le ministre de l'Intérieur, qui n'a pas voulu donner plus de détails sur l'enquête en cours.

De la difficulté d'appréhender les suspects potentiellement radicalisés

Sur les revendications d'attentats faites par le groupe État Islamique

Sur les défaillances soulevées après l'attaque de Marseille : "Il y a une enquête sur les faits précis: comment a-t-il été possible que cette personne ne soit pas placée en centre de rétention. Ça, c'est la première question. La deuxième question à laquelle il faudra qu'on réponde, c'est 'comment on peut avoir sept identités différentes?' et donc ne pas, à un moment donné, devoir rendre de comptes à la police et à la justice. Sur ces deux points, je vais essayer d'apporter des réponses pour qu'un tel drame ne se reproduise plus", a assuré Gérard Collomb.

"Je ne vois pas comment une personne comme cela, avec sept identités, dont on avait perdu la trace pendant quelques temps - puisqu'il était parti de France et vivait en Italie, avec des papiers italiens, car il était en situation régulière en Italie- et il venait avec un passeport depuis Carthage qui était valable... Donc ça montre qu'il faut échanger beaucoup entre les pays", s'est désolé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

Collaboration internationale contre le terrorisme

Pour Gérard Collomb, la lutte contre le terrorisme nécessite une étroite collaboration entre les pays européens : "[l'attaque de Marseille] montre qu'il faut, entre les pays, échanger beaucoup"..

"Un certain nombre de pays n'ont pas les systèmes et le niveau de surveillance que nous connaissons en France. Donc on croit avoir fait de l'Europe une Europe forte à ses frontières alors qu'un certain nombre de pays à l'intérieur n'ont pas cette organisation que nous pouvons avoir en France", a ajouté Gérard Collomb, qui a critiqué ceux qui dénonçaient comme étant "liberticides" les mesures renforcées de contrôles aux frontières et dans les aéroports.

Sur la levée de l'état d'urgence

L'état d'urgence sera levé le 9 novembre prochain, et le ministre s'en explique : "Dans la première période des attentats, celle Bataclan, du Stade de France, de Paris en général, c'était massif. Aujourd'hui, ce n'est pas massif, ce sont un certain nombre d'individus qui passent à l'acte. Il convient de cerner leur profil (...) ". "Il faut redimensionner le dispositif Sentinelle, pour qu'il soit moins statique et donc moins prévisible(...)

La menace a changé de forme

Sur la crise en Catalogne

Sans se prononcer sur les violences policières qui ont émaillé la journée de référendum, Gérard Collomb reconnait :

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