L'ancien ministre en lice pour la primaire à gauche vient de présenter son programme : il se présente comme "le candidat du travail et des salaires".

Arnaud Montebourg en meeting à la Fondation Maison des Sciences et de l'Homme en décembre 2016
Arnaud Montebourg en meeting à la Fondation Maison des Sciences et de l'Homme en décembre 2016 © AFP / PHILIPPE LOPEZ

En 2011, il voulait mettre les banques sous tutelle : Arnaud Montebourg préconise désormais d'en nationaliser : "C'est la transformation concrète du système économique, reprendre la main sur le secteur financier pour le mettre au service de l'économie réelle".

La loi sur la séparation bancaire a été très timide, et ne concerne que 0,8% du bilan des banques

Pour Arnaud Montebourg, l'économie souffre d'un problème de financement :

"Je propose 5 milliards [d'euros] par an pour financer le plan de relance économique et écologique du pays" explique l'ex-ministre du Redressement productif, avec un autre moyen pour faire des économies :

Les grands groupes, la grande distribution, les assurances n'ont pas besoin d'être soutenus par les caisses publiques, donc il y a 10 milliards que je reprends chaque année. Je défends une stratégie d'impôts pour ceux qui n'ont que leur salaire pour vivre.

Sur la suprématie européenne

Sur le rôle diplomatique de la France

Sur la multitude des candidatures déposées pour la primaire de la gauche

"Construire l'union de la gauche a toujours été difficile, il y avait 7 partis de la gauche en 1905 (...) Souvenez vous des difficultés du programme commun entre Mitterrand et Georges Marchais...et pourtant, ça a eu lieu" défend Arnaud Montebourg. "Nous avons des responsabilités, qui pèse sur les épaules de tout le monde. Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon en sont aussi parfaitement conscients", rappelle l'ex-ministre, qui promet, s'il est désigné, de rencontrer ces deux adversaires dès le lendemain de sa désignation.

Un élément de contrat, qui est important, c'est la puissance de mobilisation des électeurs de la gauche dans la primaire. S'il y a beaucoup d'électeurs, ça voudra dire quelque chose

"Nous sommes en train de réinventer une partie de la gauche", se félicite Arnaud Montebourg, qui estime que la campagne de la primaire, dans son camp, fait davantage place aux nouvelles idées qu'aux attaques entre candidats.

Sur l'"Uberisation" de la société

"Chez Uber, l'application du droit doit se faire", estime Arnaud Montebourg, qui rappelle que la France est en retard par rapport aux règles en vigueur dans les pays anglophones où Uber officie :

Sur les rapports France-États Unis

"Nous n'avons pas les mêmes intérêts, et pas l'intérêt, toujours, à nous aligner les uns sur les autres. Cela va de la politique arabe de la France en passant par la question de l'Otan. Et de ce point de vue, Donald Trump a pris les devants."

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