Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique, est l'invité de Nicolas Demorand.

Le président de la République a annoncé, mercredi 3 janvier, un projet de loi contre les "fake news" sur internet. Mounir Mahjoubi nous éclaire sur le sujet. 

"Ces Fake News, elles ne viennent pas que la presse (...) il ne faut pas se précipiter car (...) il faut une liberté de la presse, d'opinion. (...) L'enjeu, c'est de permettre à la presse d'exprimer son opinion sans être perturbée par les autres (...)L'idéal, ce serait de construire au niveau européen", rappelle le Secrétaire d’Etat chargé du Numérique.

Contre les Fake News, l'éditeur a une responsabilité

Comment briser des croyances , coeur de ces Fake News?  "Sans investissement financier, la rumeur ne démarre pas : il faut forcer [investir] au départ sur les plateformes", explique-t-il.

Sur les failles des puces Intel, il réagit : "c'est vertigineux, il faut augmenter le niveau d'expertise des pays. Aujourd'hui, on a sous-investi la sécurité numérique, on ne se rend pas compte des risques potentiels".

La première arme contre les Fake News et le complotisme, c'est l'éducation

Sur le conseil national du Numérique :  "un nouveau Conseil sera nommé d'ici 4 à 5 semaines, on en a besoin, pour un regard qui accompagne les politiques actuelles".

"Certains de ces membres [issus du collectif qui a démissionné] vont ont être renommés dans le prochain conseil" assure Mounir Mahjoubi.

Sur la faille de l'application Uber , le Secrétaire d’Etat chargé du Numérique explique : "Uber a répondu : oui on a été touché et de façon importante (...) mais après la mise en place d'un règlement général, ce ne sera plus possible [de dissimuler ces piratages] après mai 2018, sinon [les sociétés] seront condamnées".

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Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique © AFP / sadak souici / Citizenside / CrowdSpark
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