L'ancien garde des Sceaux rend hommage à Simone Veil, dont les obsèques officielles se tiennent aux Invalides ce matin

Robert Badinter invité de Marc Fauvelle
Robert Badinter invité de Marc Fauvelle © capture d'écran

Robert Badinter la connaissait depuis longtemps, c’était une amie. "Nous étions de la même génération, mais la différence était liée à sa tragique histoire, car elle a vécu les épreuves de la déportation ; perdre les siens et les voir mourir dans un camp ce n’est pas la même chose".

Robert Badinter :"Sa blessure la plus cruelle a été de voir sa mère s’éteindre peu de temps avant la libération du camp. Une blessure jamais cicatrisée.Il a fallu se résigner à vivre sans sa mère. Le temps passe , vous avez perdu vos parents pendant la guerre, la vie a fait son œuvre ; c'est cicatrisé croyez-vous, et puis à certains moments, vous êtes saisis d’une douleur que vous ne comprenez pas".

Pour la paix et pour l'Europe

Robert Badinter :"Elle avait compris encore adolescente qu’il n’y avait pas de place pour la paix, s’il n’y avait pas d’abord l’apaisement intérieur. On ne construit rien sur la haine, c’était ça la leçon de Simone Veil".

Elle a œuvré pour la réconciliation franco-allemande. La construction pour l’Europe, et la réconcicalitation avec l’Allemagne a été sa grande cause, et "cela transcende tout le reste".

Elle était pro européenne, une européeenne , "c’est-à-dire les enfants des assassins ne doivent pas porter le crime de leurs parents ; cette démarche n’est pas si facile que de l’énoncer. Ce travail sur soi c’est la vraie grandeur de Simone Veil."

Robert Badinter :"J’aurais voulu qu’elle reçoive le prix Nobel de la Paix. Le Panthéon ? c’est la volonté de la famille, et la volonté de la personne. Ce n'est pas si simple à réaliser. Le message de Simone Veil c’est la force du pardon, le refus d’être prisonnier du passé"

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