Christophe Castaner, Secrétaire d'état chargé des relations avec le parlement, revient sur les dernières mesures prises par le gouvernement.

Christophe Castaner est venu défendre la politique de réforme du travail entamée par le gouvernement, en pointant du doigt la polémique provoquée par la suppression des emplois aidés.

"En France, demande le Secrétaire d'état chargé des relations avec le parlement, aujourd'hui il y a 5,6 millions de Français qui n'ont pas d'emploi ou qui ont un mauvais emploi. On fait quoi ? Rien ? On continue comme avant ?"

"Vous donnez 600 euros à un emploi précaire qui en moyenne va durer dix mois. Ils sont utiles, à la fois à la personne et à la commune qui l'emploie. Quand j'en avais (NdlR : lorsque Christophe Castaner était maire de Forcalquier), ils bossaient et ils bossaient plutôt bien, sauf qu'on a assumé de substituer des emplois précaires à des emplois titulaires".

Christophe Castaner poursuit et défend cette réforme qui n'est "pas faite pour les patrons", mais qui est faite "pour embaucher".

"Nous appliquons le budget 2017 (...) Dans ce budget, étaient prévus 280 000 emplois aidés (...) Nous n'avons pas diminué le nombre d'emplois aidés pour 2017, nous l'avons porté de 280 000 à 320 000 (...) Pour 2018, ils va baisser (...) La validité d'un CAE (contrat d'accompagnement dans l'emploi) c'est un contrat de six mois, qui peut être renouvelé, qui, quelquefois, l'était".

Les emplois aidés sont une impasse et on a assumé cette impasse. Plutôt qu''acheter la paix sociale, il faut investir sur la formation.

Sur la suppression de l'ISF

"Si on baisse l'ISF, ce n'est pas pour faire un cadeau aux riches (...) Aujourd'hui, on a une fiscalité qui favorise la rente, notamment la rente immobilière, et qui pénalise le risque, quelqu'un qui prend le risque de créer une entreprise, et de créer des emplois".

Christophe Castaner explique ainsi cette volonté de "tout faire pour l'emploi" : "dire à quelqu'un, 'plutôt que laisser votre argent dans l'immobilier et contribuer à la hausse des loyers et à la spéculation immobilière, investissez massivement dans l'entreprise'".

Ce transfert d'ISF n'a qu'un seul but : créer des emplois

Les invités
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.