L'écrivain et secrétaire général de l'Académie Goncourt vient de publier "Le Bureau des jardins et des étangs" (Stock), un récit surprenant dans le Japon médiéval.

Didier Decoin annonçant le Prix Goncourt en 2015
Didier Decoin annonçant le Prix Goncourt en 2015 © AFP / FETHI BELAID

Si l'écrivain livre ici un roman qui se situe dans le Japon de l'an mille, il confie avoir d'abord démarré par le Japon contemporain : "Quand j'étais jeune adolescent, je me passionnais pour la guerre du Pacifique. Dans ces combats sanguinaires dans des décors de rêve, il y avait un paradoxe qui me fascinait. Je me suis mis à lire la littérature japonaise".

Le roman est né au Japon

En remontant dans le temps, Didier Decoin tombe sur les journaux des dames de cour : "En l'an mille, dans la Cité Impériale, ces dames portaient quinze épaisseurs de robes. Elles pouvaient à peine marcher et s'ennuyaient. Donc elles se sont mis à raconter des histoires. A les écrire, les peindre. En fait, c'est la naissance du roman qui s'est produit là bas, en plein Japon isolé du reste du monde, à une époque où nous, on avait Charlemagne et où on pelait dans les chateaux...."

Au Japon, au contraire, c'est une époque d'un raffinement extrême, même en prison :

Un livre qui couronne un travail colossal de plus d'une décennie :

Ce qui inspire Didier Decoin? Les sens ont leur importance :

Didier Decoin, interrogé sur la déclaration de François Fillon sur sa foi chrétienne :

"L'écriture, c'est la danseuse"

A l'auditeur qui lui demande s'il faut se consacrer entièrement à la littérature, quitte à en faire sa seule profession, Didier Decoin conseille surtout de ne pas quitter son 'vrai métier' : "On ne sait pas quand on va écrire, comment, on ne sait pas si les gens vont acheter le livre; Quand un jeune écrivain vient me trouver, je lui dis 'quel est votre métier'. Il faut avoir un vrai métier, un métier de boulanger, qui vous rapporte le pain".

Et comment trouver la disponibilité pour écrire? "Mon père en écriture, Jean Cayrol, me disait : 'il faut voler le temps de l'écriture'. Si vous êtes à la retraite, que vous avez devant vous cette longue plage de vide, vous allez faire de la sous-littérature. Il faut souffrir pour écrire (...) Si vous n'avez qu'une heure par jour pour écrire, c'est très bien : vous ferez un chef d'oeuvre".

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