Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.

Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO, répond aux questions de Nicolas Demorand sur la réforme de la formation professionnelle annoncée lundi par la ministre du Travail Murielle Pénicaud et le projet de réforme de la SNCF du gouvernement qui rencontre l'hostilité des syndicats. 

Jean-Claude Mailly a appelé à des garanties sur les modifications du compte-formation, craignant une inflation des coûts de la formation. En modifiant la façon dont sont financées les formations, passant d'un solde en heures à un solde en euros, le secrétaire général de Force ouvrière rappelle que toutes les formations ne sont pas facturées au même prix. Jean-Claude Mailly qui appelle d'ailleurs à ne pas laisser les salariés se débrouiller seuls, sans accompagnement, face à la nécessaire formation tout au long de leur vie professionnelle.

À l'approche du 22 mars, journée annoncée comme celle d'une forte mobilisation, Jean-Claude Mailly se montre prudent. Si le secrétaire général de FO rejette la suppression du statut de cheminot qui n'explique en rien, selon lui, les difficultés de la SNCF, il n'est pas persuadé que cela déplacera les foules dans la rue, foules qui, confrontées à un problème de représentation politique, ne savent pas se positionner dans le "nouveau monde".

Cette représentation politique désavouée concerne aussi les syndicats, de plus en plus décriés. Accusé de complaisance face à Emmanuel Macron, Jean-Claude Mailly répond que le chef de l'État a la qualité d'apporter des réponses claires, de ne pas tergiverser sur ce qui est négociable ou non.

Jean-Claude Mailly, enfin, qui raccroche en avril après 14 ans de mandat à la tête de FO, 14 ans qui sont passées à toute vitesse.

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