Pascal Saint-Amans, directeur du centre de politique et d'administration fiscale de l'OCDE, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à 8h40.

Pascal Saint-Amans
Pascal Saint-Amans © AFP / Eric Piermont

Suite aux révélations des Paradise Papers par France Inter avec le Consortium international des journalistes d'investigation (l'ICIJ) et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, le directeur du centre de politique et d'administration fiscale de l'OCDE, Pascal Saint-Amans explique, au micro de Nicolas Demorand, quelle est l'ampleur de l'optimisation fiscale.

Car ce que montrent les Paradise Papers, c'est "le scandale de la légalité". Partout dans le monde, l'optimisation fiscale existe, à différents niveaux. Le problème, c'est quand elle dérive et que les montants exonérés d'impôts atteignent des sommes astronomiques.

Mais comment expliquer la subsistance de ces pratiques alors que l'on peut estimer leur ampleur ? D'abord, rappelle Pascal Saint-Amans, parce que mettre tous les pays d'accord demande du temps. Depuis 2008, les choses ont changé, la réflexion a évolué. Mais maintenant que les pays se sont mis d'accord, il faut encore appliquer les nouveaux dispositifs. 

Et, surtout, il faut bien comprendre que l'optimisation fiscale est aussi un enjeu électoral. C'est donc par la société et les citoyens que proviendront les changements. 

Le dernier argument, enfin, qui est de plus en plus démantelé, c'est que l'optimisation fiscale permet un plus fort investissement dans l'Économie et donc que c'est bon pour la croissance. Une théorie dont les pouvoirs publics sont revenus.

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.