Le président de l'Assemblée nationale organise un colloque sur l'avenir de nos institutions et y accueillera François Hollande pour un discours de clôture.

Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale, juin 2016
Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale, juin 2016 © Maxppp / Leon Tanguy

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone organise ce jeudi un colloque, nommé "Refaire la démocratie", sur l'avenir des institutions à l'Assemblée naitonale : "C'est le moment ou jamais pour permettre à nos compatriotes de se saisir de ce dossier", affirme-t-il.

"Vous avez vu qu'il est toujours très difficile d'organiser une réforme constitutionnelle (...), mais je pense qu'on a trop souvent changé la constitution sans penser à l'ensemble de son architecture"

Les institutions ont été réformées à 24 reprises, affirme Claude Bartolone : "Aujourd'hui, ce que nous essayons de faire, c'est de ne pas répondre à une pulsion médiatique par rapport à ces institutions, mais de voir comment on peut re-constituer du vivre ensemble grâce aux règles du jeu que représentent ces institutions".

Parmi les propositions du groupe de travail composé de parlementaires de droite et de gauche, Claude Bartolone évoque la proposition du septennat non-renouvelable, "pour ré-identifier le pouvoir des uns et des autres". "Le président Sarkozy a bien résumé les choses quand il a évoqué le Premier ministre comme son "collaborateur". Il y a une identification entre ce que doit représenter le Président de la République, du temps long, et le Premier ministre qui représente son gouvernement devant le Parlement".

Autre proposition pointée par Claude Bartolone : la lenteur du processus législatif. "Il faut du temps pour voter une bonne loi, mais il y a un certain nombre de moments qui ne sont plus adaptés au temps que nous vivons", explique-t-il. "Trop d'amendements discutés en commission reviennent à l'Assemblée, il faut changer cela", ajoute-t-il aussi.

Moins de parlementaires ?

Parmi les autres propositions évoquées par Claude Bartolone : une réduction du nombre de parlementaires, à 400 députés (contre 577 aujourd'hui) et 200 sénateurs (348 actuellement). Ou encore une réforme du référendum d'initiative populaire, pour qu'il soit plus facile à organiser qu'aujourd'hui.

Interrogé sur le cumul des mandats, le président de l'Assemblée nationale a rappelé que l'interdiction du cumul a été adoptée et entrera en vigueur au 1er septembre 2017 : "Les parlementaires ne pourront plus avoir aucun poste exécutif", explique-t-il, tout en se disant ouvert à une limite d'âge à 70 ans pour les députés et sénateurs.

Hollande "patiné par l'histoire"

"Jusqu'en 2002 nous avons eu des candidats patinés par l'Histoire, depuis nous avons les enfants de la télé", affirme Claude Bartolone, invité à s'exprimer sur une possible candidature de François Hollande à la présidentielle : "Mais le président Hollande est de nouveau patiné par l'histoire : lorsqu'on a connu le terrorisme tel qu'on a connu, la crise et les doutes des Français, on a une expérience qui peut faire la différence".

"Lorsque les étrangers parlent du président de la République Française, ils le jugent en fonction de l'action. Alors qu'en France, on le juge par rapport au candidat [de 2012, ndlr]. A partir du moment où il va y avoir d'autres candidats, on le jugera en fonction de ce qu'il a fait et de ce qu'il propose, comparé non pas à ses promesses de la dernière campagne, mais à ce que proposent les autres".

Les invités

L'équipe

Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
  • 0145247000
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.