Florence Parly, ministre des Armées, est l'invitée de Nicolas Demorand à 8h20. Elle répond aux questions des auditeurs à 8h40.

La revue stratégique commandée par le chef de l'Etat doit être publiée dans quelques jours. Quelle est la politique de défense qu'elle entend mener?

"Nous portons une nouvelle ambition pour la défense, qui se manifeste avec un budget en très forte croissance et qui débouchera sur une nouvelle loi de programmation militaire", confirme la ministre des Armées.

Sur l'engagement des armées sur les différents théâtres de guerre

"La question qui va se poser [est la suivante dans un contexte lourd de menace], est ce que les interventions françaises vont diminuer ou pas ? Il est assez probable que non. Il va falloir déterminer les capacités des armées françaises pour affronter ces nouveaux risques".

À court terme, il faudra être adaptable

"Au Levant, poursuit Florence Parly, il est clair que, tant que la lutte contre Daesh n'est pas terminée, l'engagement de la France se poursuivra".

Au Mali : il important de maintenir ces 4.000 hommes et d'accompagner l'entrée en puissance l'armée de ces pays. Aujourd'hui il est impossible d'imaginer un retrait de l'opération Barkhane.

Combien il y a-t-il de soldats français mobilisés au Levant? Sans chiffres précis, Florence Parly évoque "des avions, au sol des forces qui entrainent les forces irakiennes, de l'artillerie, des forces à la formation et aà l'entrainement des armées locales, un chiffre pas public".

La prise de Raqqa, "un combat long mais efficace"

Combien de djihadistes français dénombrés par le gouvernement? "On a pu dire 700, mais compte tenu de l'intensité des combats le nombre s'est réduit, probablement de l'ordre de 500, mais l'arithmétique n'est pas facile à maîtriser. Beaucoup sont menés au feu, ceux qui voudraient s'échapper sont condamnés à se battre pour Daesh. Le nombre de personnes qui partent se battre est entrain de se réduire, et il n'y a pas de flux de retour", explique la ministre des Armées.

Sur la place d'une femme à la tête des Armées

Sur les conditions de vie des soldats au quotidien

Au témoignage d'une auditrice qui évoque le quotidien difficile de son fils dans la Marine, Florence Parly répond : "les conditions de vie des soldats constituent notre priorité. Il y a eu un divorce entre l'intensité des opérations et les moyens dont disposait ce ministère, il faut reconstituer le potentiel dans toutes ces dimensions, comme les conditions de vie au quotidien (...) Nous avons des opérations spéciales, Sentinelle, Barkhane, l'enchaînement des missions est évidemment très exigeant".

Sur la délicate question du budget des Armées

"Il y a le passé, le présent et le futur", explique Florence Parly, pour évoquer notamment "une situation léguée par la précédente équipe".

Sur le maintien ( ou pas) de l'opération Sentinelle

"Nous avons 7000 hommes qui peuvent basculer à 10 000" (réserve), détaille Florence Parly, "une réserve déclenchées quand des éléments justifient un renforcement. L'étape du moment constitue à rendre la présence de Sentinelle imprévisible, sauf dans les gares et les lieux de culte".

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